Sommaire (8)+
01Asthme de l'enfant#
L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes caractérisée par : Inflammation chronique, hyperréactivité bronchique et obstruction bronchique réversible, ainsi que symptômes récurrents : sifflements, dyspnée, toux. 12-15 % des enfants au Maroc, souvent 14 % des enfants, ainsi que prévalence en augmentation — garçons plus touchés avant puberté, équilibre ensuite. 30-50 % s'améliorent à l'adolescence. Asthme du nourrisson (< 3 ans) : Sifflements récurrents induits viraux ; multitrigger ou viral-induced wheeze, ainsi que 30-40 % évoluent vers asthme persistant, parfois API (Asthma Predictive Index) : prédit asthme persistant.
Asthme de l'enfant (≥ 6 ans) : Présentation classique — allergique dans 80 % des cas (atopie), parfois GINA classification. Bronchospasme déclenché par effort. 20-30 % des asthmatiques. Rare chez l'enfant. Eczéma, rhinite allergique, allergies alimentaires, souvent eczéma → allergies alimentaires → rhinite → asthme, facteur de risque. Maladie chronique la plus fréquente chez l'enfant et impact scolaire, sportif, qualité de vie, traitements efficaces : excellent contrôle possible, ainsi que éducation thérapeutique essentielle.
02Déclencheurs#
Allergènes (asthme allergique) : ++++ (humidité, literie, peluches, tapis), salles de bain, sous-sols, souvent chat (Fel d 1), chien et blattes. Graminées (printemps), olivier (avril-juin Maroc), cyprès, mimosa, moisissures atmosphériques. Facteur majeur, à éliminer, pollution atmosphérique (Casa, Rabat), parfois fumée cuisson (biomasse) et parfums, peintures, désinfectants, air froid, brouillard, chergui (Maroc). Déclencheur n°1 chez l'enfant et VRS, grippe, parfois COVID-19. Bronchospasme à l'effort. Rire, pleurs, stress, non psychogène mais déclencheur. Asthme à l'aspirine (rare chez l'enfant), éviter.
Aggravation possible. Acariens ++++ : climat humide côte et pollen majeur, ainsi que poussière + chaleur — fréquent, biomasse rural.
03Diagnostic#
Le diagnostic repose sur sifflements récurrents — dyspnée (essoufflement), parfois toux (souvent nocturne ou à l'effort). Le diagnostic repose sur amélioration sous β2-mimétiques et épisodes répétés, ainsi que journalière, saisonnière — terrain atopique souvent.
Le diagnostic repose sur épisodes de toux, dyspnée, sifflements et nocturnes, à l'effort ; déclencheurs, atopie personnelle (eczéma, rhinite, allergies), familiale (parents asthmatiques, atopiques), tabagisme, animaux, humidité.
Le diagnostic repose sur poids, croissance — auscultation pulmonaire :, parfois en crise : sibilants, expiration prolongée, hors crise : souvent normale, rhinite allergique, polypose.
Le diagnostic repose sur faisable, souvent VEMS abaissé en crise, ainsi que VEMS/CVF < 80 % : obstruction — réversibilité post-bronchodilatateur : VEMS +12 %, +200 mL = test positif, indication, suivi.
Le diagnostic repose sur portable, parfois variabilité diurne > 10 % évocatrice, ainsi que autosurveillance à domicile. Test de provocation (effort, métacholine) : Spécialiste. Si EFR normale et clinique évocatrice. Le diagnostic repose sur prick-tests dès 2-3 ans — panel standard : acariens, pollens, animaux, moisissures, parfois IgE spécifiques sériques : alternative ; non spécifiques. Le diagnostic repose sur éliminer autres pathologies (mucoviscidose, dyskinésie ciliaire, corps étranger, malformations), non systématique dans asthme typique. NFS (éosinophilie ?) et marqueur inflammation Th2 — émergent ; test de la sueur si récidives, retard staturopondéral, ainsi que si suspicion immunodéficience.
Le diagnostic repose sur bronchiolite récidivante (< 3 ans) ; mucoviscidose, souvent dyskinésie ciliaire primitive — inhalation corps étranger (suspicion clinique +++), trachéomalacie, anneau vasculaire, souvent fistule œso-trachéale ; immunodéficience. RGO sévère.
Le diagnostic repose sur symptômes < 1×/sem, EFR normales et symptômes plus fréquents, EFR altérées, parfois symptômes quotidiens, EFR altérées, hospitalisations.
04Traitement de la crise#
1ère ligne crise — indispensable chez l'enfant (jusqu'à 8-10 ans, voire après), souvent et 2-4 bouffées (200-400 µg) toutes les 20 min × 3. 4-10 bouffées, parfois 5-15 min. 4-6 h ; sans chambre = peu efficace chez enfant, ainsi que toujours sur soi chez asthmatique.
Le traitement comprend oxygène si saturation < 92 %, ainsi que 0,5-1 ml + sérum physiologique, masque — ipratropium (Atrovent) ajouté, souvent corticoïdes systémiques :, prednisolone orale 1-2 mg/kg/jour × 3-5 jours, parfois méthylprednisolone IV en hospitalisation ; SpO2, FC, FR.
SpO2 < 92 %, ainsi que détresse respiratoire sévère, confusion, somnolence ; tirage important, incapacité à parler et mauvaise réponse au traitement, terrain fragile (jeune nourrisson, comorbidités), parfois alimentation insuffisante, support familial limité.
Le traitement comprend urgences pédiatriques CHU + cliniques privées, ainsi que Ventoline disponible en pharmacie et chambre d'inhalation : indispensable, fournie en pharmacie.
05Traitement de fond#
Le traitement comprend asthme persistant (symptômes > 2×/sem), ainsi que réveils nocturnes > 1×/mois — utilisation Ventoline > 2×/sem, parfois exacerbations avec corticoïdes oraux ≥ 2/an. EFR altérées entre crises.
Le traitement comprend fluticasone propionate (Flixotide) : 2-50 µg — budésonide (Pulmicort) : 100-400 µg, ainsi que béclométasone (Qvar) : 50-200 µg, ciclésonide (Alvesco) : > 12 ans, mométasone (Asmanex) : ≥ 4 ans.
Le traitement comprend selon âge et molécule, adaptation progressive. Le traitement comprend réduction inflammation, parfois diminution crises ; amélioration EFR et 2-4 semaines.
, souvent prévenue par rincer la bouche et dysphonie, irritation — systémiques (rares aux doses pédiatriques) :, petite réduction vitesse croissance (~1 cm cumulé), rattrapage à l'âge adulte, suppression surrénalienne (rare).
Le traitement comprend salmétérol, formotérol et toujours associés à un CSI (jamais seul), âge ≥ 4 ans ;, fluticasone + salmétérol (Seretide) — budésonide + formotérol (Symbicort), ainsi que asthme modéré-sévère, asthme à l'effort.
Antagonistes des leucotriènes (montélukast) :
6 mois ; alternative ou complément CSI, parfois, souvent 6 mois - 2 ans : 4 mg granulés. 2-5 ans : 4 mg cp à croquer ; 6-14 ans : 5 mg cp à croquer et > 15 ans : 10 mg cp., ainsi que bénéfice : asthme à l'effort, rhinite associée, asthme du nourrisson, troubles humeur, cauchemars, dépression, agitation (alerte FDA 2020) — surveiller, soir.
| Palier | Traitement |
|---|---|
| 1 | Salbutamol à la demande seul (formes très légères) |
| 2 | CSI faible dose en continu OU CSI + formotérol à la demande |
| 3 | CSI dose faible-modérée + LABA OU CSI dose moyenne |
| 4 | CSI dose moyenne-forte + LABA + montélukast |
| 5 | Adresser au spécialiste : biothérapies anti-IgE/IL-5/IL-4 |
Le traitement comprend anti-IgE SC mensuel et IgE totales 30-1500 UI/L, ainsi que réduit exacerbations 50 %. Le traitement comprend anti-IL-5 et éosinophilie sanguine — ≥ 6 ans. Le traitement comprend anti-IL-4/13 et ≥ 6 ans ; très efficace. ACQ, c-ACT, GINA, souvent bien contrôlé, partiellement, mal contrôlé ; réévaluation tous les 3-6 mois, ainsi que montée ou descente de palier. Le traitement comprend disponibles, AMO partielle ; disponibles et prise en charge ALD, ainsi que éducation thérapeutique : émergente. Le traitement comprend si asthme à l'aspirine, ainsi que oraux et collyres (glaucome), codéiné chez enfant < 12 ans.
06Techniques inhalation#
Cruciale pour efficacité.
| Âge | Dispositif |
|---|---|
| < 3 ans | Aérosol-doseur (MDI) + chambre + masque facial |
| 3-6 ans | MDI + chambre avec embout buccal |
| 6-10 ans | MDI + chambre OU autohaler/poudre selon coordination |
| > 10 ans | Selon préférence et coordination |
Aérosol-doseur (MDI) + chambre d'inhalation : Tailles adaptées, parfois 1 bouffée → 5-10 inspirations calmes — un médicament à la fois et attendre 30 sec entre 2 bouffées, ne pas mettre 2 bouffées en même temps. Diskus, Turbuhaler, Easyhaler — inspiration profonde et puissante, parfois coordination requise, enfants > 6-8 ans capables. Pas de chambre chez petit enfant ; bouffées multiples simultanées — inspiration trop rapide ou superficielle, pas de rinçage après CSI, dispositif vide ou mal entretenu, non-secouage flacon. Lors de chaque consultation — enseignement parents, vidéos d'éducation. Nettoyage chambre 1 fois/sem (eau savonneuse, séchage air) et bouchage du flacon, ainsi que vérification péremption, parfois compteur ou agitation.
Chambres disponibles en pharmacie : 200-500 MAD, ainsi que éducation ; sites internet, vidéos Sahha.ma : démonstrations.
07Plan d'action écrit#
Essentiel. Autonomie parent/enfant, souvent identification rapide aggravation, ainsi que action appropriée ; éviter hospitalisations. Pas de symptômes — EPP ou DEP normaux et traitement de fond habituel ; activités normales. Toux, dyspnée, sifflements modérés et DEP 60-80 % du meilleur, ainsi que ; augmenter Ventoline : 4 bouffées toutes les 4 h, augmenter CSI : doubler dose, consulter dans 24-48 h si pas mieux. Dyspnée importante, parler difficile, ainsi que DEP < 60 % — ; 4-10 bouffées toutes les 20 min × 3, prednisolone orale 1-2 mg/kg. 141 SAMU ou urgences pédiatriques. Nom, doses, fréquence et Ventoline doses, ainsi que signes d'aggravation à surveiller ; quand consulter, numéros d'urgence.
Parents, souvent école (PAI - Projet d'Accueil Individualisé), garderie ; grands-parents, baby-sitter. Document signé : médecin + parents + école, souvent traitement sur place et équipe scolaire formée, ainsi que trousse d'urgence dans bureau infirmière, communication parents-école. PAI émergent dans les écoles et éducation parents et enseignants, souvent infirmière scolaire si présente.
08Ressources au Maroc#
Rabat (Hôpital d'Enfants), Casa (Aboulcacem-Zahraoui), Fès, Marrakech, Oujda, présents toutes villes, souvent grandes villes, ainsi que Sahha.ma annuaire spécialisé.
Consultation pédiatre : 200-500 MAD, consultation pneumo-pédiatre : 400-700 MAD — spirométrie (≥ 6 ans) : 200-500 MAD, parfois prick-tests : 200-500 MAD. CSI mensuel : 100-400 MAD, parfois combinaison fixe CSI+LABA : 300-700 MAD/mois, ainsi que chambre d'inhalation : 200-500 MAD — biothérapies : 5 000-15 000 MAD/mois (ALD), remboursement.
Reconnue ALD. 100 % consultations + traitements.
1 ; épisodes de toux/sifflements/dyspnée : pédiatre
2, parfois clinique + EFR + bilan allergo
3, traitement de fond + crise
4, plan d'action écrit
5 — éducation thérapeutique
6 et suivi régulier (3-6 mois).
Impératif, parfois housse anti-acariens, pas d'animaux dans chambre, ventilation, ainsi que encouragée (Ventoline pré-effort si asthme à l'effort), souvent grippe annuelle, COVID, calendrier PNI. Encouragé sauf en crise, ainsi que 2 bouffées Ventoline 15 min avant, souvent natation excellente — sports d'endurance en air froid sec sans préparation. PAI, souvent explication enseignants — trousse d'urgence. Routine traitement de fond, ainsi que éducation enfant progressive (responsabilité), souvent suivi régulier. Transition, observance parfois difficile — amélioration spontanée souvent, parfois maintenir suivi.
Biothérapies nouvelles et vaccins allergiques — microbiote, ainsi que prédiction crises.
Asthme = maladie chronique mais bien contrôlable, souvent pierre angulaire, ainsi que crucial — éviction allergènes + tabagisme passif, obligatoire ; ALD au Maroc, traitements remboursés, parfois vie normale possible avec bon contrôle.
Foire aux questions
Questions fréquentes
1Mon enfant fait des bronchiolites à répétition, est-ce de l'asthme ?+
2Les corticoïdes inhalés sont-ils dangereux pour la croissance ?+
3Pourquoi utiliser une chambre d'inhalation chez mon enfant ?+
Vérifiable
Sources médicales
Révision médicale
Dr. Nadia Sebbar
Pédiatre, pneumo-pédiatre
Cet article a été vérifié médicalement le 29 avril 2026 selon les standards Sahha (E-E-A-T santé, sources OMS / HAS / Inserm / Ministère de la Santé du Maroc).
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