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01Coxarthrose : usure du cartilage#
La coxarthrose est l'arthrose de l'articulation de la hanche (articulation coxo-fémorale). C'est la 2e localisation arthrosique la plus invalidante après l'arthrose du genou (gonarthrose).
L'arthrose est une maladie articulaire dégénérative caractérisée par :
destruction progressive du cartilage articulaire — remaniements de l'os sous-chondral (sclérose, géodes) et prolifération osseuse marginale (ostéophytes ou « becs de perroquet »), ainsi que inflammation modérée de la synoviale (synovite).
Au Maroc, la coxarthrose touche environ 5-10 % des sujets de plus de 60 ans, soit potentiellement 1-2 millions de personnes. Avec le vieillissement de la population, les cas augmentent. L'articulation de la hanche est une tête fémorale (extrémité supérieure du fémur) emboîtée dans le cotyle (cavité du bassin). Surface articulaire recouverte de cartilage hyalin (lisse, élastique).
Avec le temps et certains facteurs, le cartilage s'use, s'amincit, puis disparaît par endroits. L'os sous-chondral se modifie : densification, kystes (géodes). En périphérie, l'organisme produit des ostéophytes (excroissances osseuses, tentative pathologique de réparation).
Cette dégradation provoque :
douleurs mécaniques (à l'effort, soulagées par le repos) et raideur, souvent diminution progressive de la mobilité ; boiterie. Impact majeur sur la qualité de vie. Globalement progressive sur des années. Vitesse variable selon les patients. Aboutit dans les formes évoluées à un handicap majeur et à l'indication chirurgicale (prothèse). On ne peut pas « régénérer » le cartilage perdu (les espoirs des thérapies cellulaires restent expérimentaux). La prothèse totale de hanche est le traitement définitif des formes évoluées.
La prothèse totale de hanche est largement pratiquée (plusieurs milliers par an), avec d'excellents résultats. C'est l'une des interventions les plus rentables en termes de qualité de vie en chirurgie orthopédique.
02Facteurs de risque#
Plusieurs facteurs favorisent la coxarthrose. Les facteurs en jeu sont facteur principal. Rare avant 50 ans, devient fréquente après 60-65 ans. Les facteurs en jeu sont incidence proche entre hommes et femmes, légère prédominance féminine après 70 ans. Les facteurs en jeu sont antécédents familiaux de coxarthrose : risque augmenté, mutations génétiques sur certains gènes du collagène.
Les facteurs en jeu sont dysplasie de hanche (luxation congénitale, parfois insuffisamment traitée dans l'enfance) : cause classique de coxarthrose précoce (avant 40-50 ans), conflit anatomique entre tête fémorale et cotyle (« cam », « pincer »), séquelles d'ostéochondrite primitive de la hanche (Legg-Calvé-Perthes) — maladie de l'enfant, séquelles d'épiphysiolyse (glissement de la tête fémorale chez l'adolescent).
Les facteurs en jeu sont facteur majeur, souvent surcharge mécanique sur les articulations portantes — particulièrement délétère sur le genou, mais aussi sur la hanche.
Surcharge mécanique professionnelle ou sportive :
Métiers physiques avec port de charges, sports à fort impact (course de fond intensive, sports de pivot) et danses traditionnelles avec sauts répétés.
Les facteurs en jeu sont fractures péri-articulaires (cotyle, col fémoral), ainsi que luxations anciennes, souvent chirurgie articulaire antérieure. Les facteurs en jeu sont polyarthrite rhumatoïde (atteinte secondaire), spondylarthrite ankylosante. Les facteurs en jeu sont goutte, chondrocalcinose (rares à la hanche), hémochromatose.
Les facteurs en jeu sont sans cause (idiopathique), post-corticothérapie au long cours, souvent alcoolisme chronique — drépanocytose (importante au Maroc dans certaines régions). Post-radiothérapie pelvienne.
L'ostéonécrose conduit à la destruction de la tête fémorale et à une coxarthrose secondaire rapide. Survient souvent chez le jeune adulte.
La drépanocytose est présente, particulièrement dans le sud, et favorise les ostéonécroses de hanche chez les jeunes adultes. L'obésité en augmentation aggrave les facteurs mécaniques. Les séquelles de pathologies de l'enfance (luxation congénitale insuffisamment traitée par exemple) restent une cause de coxarthrose précoce.
Maintenir un poids sain, souvent activité physique modérée (pas excessive) ; éviter les traumatismes, parfois dépistage et traitement précoces des dysplasies infantiles. Contrôle des maladies sous-jacentes.
03Symptômes et évolution#
Les symptômes apparaissent progressivement, sur plusieurs mois à années.
Symptôme principal. Caractéristiques typiques : déclenchée par le mouvement, le port de charges, la marche prolongée, la station debout prolongée, soulagée par le repos (à l'inverse des douleurs inflammatoires nocturnes). Siège : pli inguinal (région pubienne) — projection antérieure de la hanche, ou fesse, parfois face externe de la cuisse, genou (« syndrome cellulo-aponévrotique »), parfois intensité progressive avec l'évolution, ainsi que en fin d'évolution : douleurs nocturnes au changement de position.
Sur le plan clinique, on retrouve souvent la douleur de hanche peut irradier au genou par convergence neurologique (« douleur projetée »). Toute douleur de genou chez le sujet âgé doit faire examiner la hanche.
Sur le plan clinique, on retrouve souvent dérouillage matinal court (< 30 minutes — différent de l'arthrite) et limitation progressive des amplitudes ; difficulté à se chausser, mettre des chaussettes, couper les ongles des pieds — difficulté à monter en voiture, à monter les escaliers.
D'esquive (le patient évite d'appuyer sur le côté douloureux). De Trendelenburg (insuffisance des muscles fessiers, bascule du bassin).
Évolution typique : la marche prolongée devient impossible. Distance de plus en plus réduite (parfois quelques dizaines de mètres en fin d'évolution). Limitation des activités sociales, courses, voyages.
Difficulté pour les activités quotidiennes et impossibilité de courir, ainsi que arrêt des activités sportives ; impact sur la vie professionnelle (métiers actifs). Stades évolutifs (classification clinique courante) : Sur le plan clinique, on retrouve souvent douleurs intermittentes à l'effort, peu de limitation fonctionnelle. Périmètre de marche conservé. Sur le plan clinique, on retrouve souvent douleurs régulières, dérouillage matinal, périmètre de marche diminué (< 1-2 km), limitations dans certaines activités. Sur le plan clinique, on retrouve souvent douleurs quasi-constantes, périmètre de marche fortement réduit (< 500 m), retentissement majeur sur la vie quotidienne.
Sur le plan clinique, on retrouve souvent douleurs nocturnes, périmètre quelques dizaines de mètres, indépendance fortement compromise, indication chirurgicale. Globalement progressive sur 5-15 ans — vitesse variable, certains patients restent stables des années, d'autres évoluent rapidement.
Quand opérer ? Décision basée sur :
Intensité de la douleur et retentissement sur la qualité de vie, souvent échec du traitement conservateur, parfois état général du patient. Âge (de plus en plus précoce car les prothèses durent plus longtemps).
04Diagnostic radiologique#
Le diagnostic est essentiellement clinique et radiologique. Le diagnostic repose sur boiterie, attitude antalgique, déformation parfois (raccourcissement du membre, attitude en flexion-rotation externe).
Le diagnostic repose sur normale 120-130°, diminuée, normale 0-15°, souvent flessum (limitation de l'extension), rotations interne et externe : rotation interne atteinte en premier (signe précoce de coxarthrose), abduction, limitées tardivement.
Le diagnostic repose sur insuffisance fessière, douleur à la mobilisation, parfois épanchement. Le diagnostic repose sur algofonctionnel (douleur, marche, gestes quotidiens) — autre score validé, parfois EVA de la douleur. Le diagnostic repose sur examen de référence. Incidences :
bassin de face debout (en charge — meilleur pour évaluer le pincement) ; hanche de face détaillée, ainsi que profil de hanche. Aspects radiologiques de l'arthrose (classification de Kellgren-Lawrence) :
Le diagnostic repose sur normal pincement articulaire douteux, possibles ostéophytes pincement défini, ostéophytes pincement marqué, ostéophytes nombreux, sclérose, déformation modérée pincement massif (« os contre os »), grosses ostéophytes, géodes, déformation marquée
Au Maroc, radiographie standard disponible partout (80-200 MAD). Non systématique. Utile pour analyse anatomique précise (évaluation du capital osseux pré-prothétique, anomalies anatomiques, ostéochondromatose).
Pas indiquée en routine. Utile pour le diagnostic d'ostéonécrose précoce (avant les modifications radiographiques) chez le sujet jeune avec douleurs de hanche. Aussi pour évaluer les lésions cartilagineuses précoces, lésions du labrum, conflits fémoro-acétabulaires.
Le diagnostic repose sur peu informative à la hanche (articulation profonde).
Pas spécifique pour l'arthrose. VS et CRP normales (à la différence des arthropathies inflammatoires). Bilan martial, NFS, fonction rénale, hépatique : utiles pour le bilan préopératoire et l'adaptation des AINS.
Le diagnostic repose sur polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite — examen clinique, biologie inflammatoire, IRM, ostéonécrose de la tête fémorale : sujet jeune, terrain à risque, IRM, fracture de fatigue du col fémoral : sportif intensif, scintigraphie ou IRM, douleur sur la face externe de la hanche ; tendinopathie des fessiers (« syndrome trochantérien ») — radiculalgie L3-L4.
05Traitement conservateur#
Avant la chirurgie, plusieurs mesures permettent de soulager et retarder la prothèse.
Réduction de la charge sur l'articulation :
perte de poids chez les patients en surpoids : effet majeur (chaque kg perdu réduit les charges sur la hanche) et canne côté opposé à la hanche douloureuse (déchargement), souvent éviter les stations debout prolongées — adapter les activités professionnelles si possible.
Indispensable, la sédentarité aggrave l'arthrose (raideur, fonte musculaire) ; l'activité maintient la fonction musculaire, la souplesse et le bien-être.
Le traitement comprend excellentes (déchargement articulaire) ; vélo (terrain plat, sans côtes excessives) — marche modérée et gymnastique douce, yoga adaptés. Exercices de fessiers, quadriceps, abducteurs.
Le traitement comprend course à pied sur terrain dur ; sports à fort impact (saut, pivots), souvent port de charges lourdes. Le traitement comprend entretien des amplitudes, renforcement musculaire, étirements, conseils d'auto-rééducation. Au Maroc, séances de kinésithérapie 80-200 MAD, partiellement remboursées par AMO. 1ère ligne, jusqu'à 1 g x 4/jour, souvent bonne tolérance — efficacité limitée dans les arthroses évoluées.
Ibuprofène, diclofénac, kétoprofène, naproxène. Plus efficaces que le paracétamol, sujet âgé, insuffisance rénale, antécédents digestifs (associer un IPP si > 65 ans ou facteurs de risque), HTA, insuffisance cardiaque. Usage temporaire plutôt que continu.
Le traitement comprend gels (kétoprofène, diclofénac) appliqués localement. Effet modeste, peu d'effets secondaires. Le traitement comprend à manier avec prudence (effets secondaires fréquents chez le sujet âgé). Éviter les opioïdes au long cours. Le traitement comprend capsaïcine, anesthésiques locaux. Compléments alimentaires / produits anti-arthrosiques :
Le traitement comprend effet modeste, étudié, parfois utile chez certains patients, diacéréine, AINS lents type Piascledine (insaponifiables d'avocat-soja) : effet anti-arthrosique modeste, début d'effet long (2-3 mois), acide hyaluronique intra-articulaire : injection sous échographie, effet variable, peut être proposé en cas de coxarthrose modérée. PRP intra-articulaire : recherche en cours, pas de recommandation établie.
Au Maroc, ces produits disponibles en pharmacie (200-700 MAD/mois selon les formes), non remboursés généralement.
Le traitement comprend sous échoguidage ou scanner (la hanche est profonde, repérage précis nécessaire) et effet antalgique transitoire (semaines à mois), ainsi que 1-3 infiltrations par an maximum (pas plus, risque sur le cartilage et le tendon) ; pas en cas d'infection, prudence chez le diabétique.
Acide hyaluronique intra-articulaire : viscosupplémentation. Effets variables.
Dans certains cas particuliers :
ostéotomies (de Chiari, de Salter, intertrochantériennes) : réorientation osseuse pour corriger un défaut anatomique. De moins en moins pratiquées, sauf chez le jeune adulte avec dysplasie débutante, pour les conflits fémoro-acétabulaires (FAI), lésions du labrum, chez le patient jeune avant l'arthrose franche.
06Prothèse totale de hanche (PTH)#
La prothèse totale de hanche (PTH) est le traitement définitif des coxarthroses sévères invalidantes après échec du traitement conservateur.
C'est l'une des interventions les plus rentables en termes de qualité de vie en chirurgie orthopédique. Le patient passe d'une dépendance importante (canne, voire fauteuil roulant) à une vie quasi normale en quelques mois.
Douleur permanente ou très fréquente, mal soulagée par les antalgiques, retentissement majeur sur la qualité de vie (perte d'autonomie, sommeil, vie sociale) ; échec du traitement conservateur (3-6 mois minimum), parfois stade radiologique avancé (3-4).
L'âge n'est plus une contre-indication absolue. PTH posée de plus en plus précocement (dès 50-60 ans parfois) car :
Les prothèses modernes durent plus longtemps (20-30 ans avec les nouveaux matériaux), ainsi que la qualité de vie prime, les techniques chirurgicales sont moins invasives.
Infection active locale ou systémique ; état général très précaire, souvent pathologie neurologique sévère (ne permet pas la rééducation) — comorbidités majeures non équilibrées.
Examen clinique complet. NFS, fonction rénale et hépatique, bilan d'hémostase, bilan inflammatoire, glycémie ; groupe sanguin, RAI — ECG, consultation anesthésique, parfois échographie cardiaque chez le sujet âgé ou avec comorbidités, dépistage de foyers infectieux : ECBU, panoramique dentaire, dépistage cutané — bilan dentaire systématique (foyers infectieux à traiter avant), arrêt des AINS, anticoagulants, certains traitements (aspirine selon les centres).
Au Maroc, bilan pré-opératoire disponible largement (CHU et cliniques). Remplacement de la tête fémorale (par une tige avec une bille) et du cotyle (par une cupule). En alliage de titane ou chrome-cobalt, scellée (ciment chirurgical) ou non scellée (impaction directe dans l'os, repousse osseuse autour). Choix selon âge, qualité osseuse, anatomie. Céramique (oxyde d'aluminium ou zircone) : très dure, peu d'usure, métal. Polyéthylène (haute densité, hautement réticulé) — céramique, souvent métal, métal-back avec insert. Couples de friction (entre tête et cupule) : moindre usure, bruits possibles, souvent standard moderne, ainsi que moins utilisé (usure), parfois abandonné (problèmes d'usure et toxicité).
La plus utilisée, accès direct ; technique « mini-invasive », récupération potentiellement plus rapide, ainsi que antéro-latérale (Watson-Jones), souvent peu utilisée aujourd'hui. Le choix dépend de l'expérience du chirurgien, de l'anatomie, des préférences. La plus fréquente, permet une récupération plus rapide, alternative. 1-2 heures. Généralement 3-5 jours au Maroc (parfois moins en chirurgie ambulatoire « fast-track » dans certains centres avancés). Prothèses « cimentées » vs « non cimentées » : Prothèse fixée par du ciment chirurgical (PMMA) et bonne tenue immédiate, ainsi que indications : sujets âgés, qualité osseuse moyenne.
Impaction directe dans l'os, l'os repousse autour, parfois bonne tenue à long terme, souvent indications : sujets jeunes, bon capital osseux. Ciment côté fémoral, non scellé côté cotyle. Au Maroc, prothèses modernes disponibles dans tous les centres hospitaliers et cliniques privées équipés. Prix variable selon le matériel : 15 000-50 000 MAD pour la prothèse + chirurgie. Prise en charge à 100 % par RAMED, AMO, CNSS, CNOPS pour les patients en ALD ou bénéficiaires, tarifs entre 40 000 et 100 000 MAD selon le centre et le matériel.
0,5-2 % (catastrophique, peut nécessiter retrait de la prothèse, parfois pose de prothèse cimentée avec antibiotique en attendant la guérison), luxation post-opératoire : 1-3 % et fracture péri-prothétique : rare, ainsi que prophylaxie systématique par anticoagulants, infection urinaire. Complications anesthésiques.
Chirurgie dans des blocs aseptiques dédiés, pas de chirurgie d'urgence, bilan dentaire et urinaire avant, souvent antibioprophylaxie, ainsi que prophylaxie antithrombotique.
07Rééducation et suivi#
Dès J1, marche avec déambulateur ou cannes anglaises sous supervision. Appui total ou partiel selon le type de prothèse et les recommandations chirurgicales. Protocole multimodal (paracétamol, AINS courte durée, parfois opioïdes faibles). Héparine de bas poids moléculaire (HBPM) ou anticoagulants oraux directs (AOD) pendant 4-6 semaines. Prévention thromboembolique. 24-48h. Surveillance, ablation des fils ou agrafes vers J12-15. Flexion progressive, glissements, contractions isométriques.
Précautions de luxation (voie postérieure pendant 6-8 semaines) :
Ne pas fléchir la hanche au-delà de 90° — pas de rotation interne, souvent pas de croisement de jambes et pas de chaises basses ou canapés profonds, jambe opérée écartée pendant le sommeil (coussin entre les jambes), chaussures à enfile-chaussures, pinces pour ramasser.
Ces précautions évitent les luxations précoces. Généralement J3-J5. À domicile ou en centre de rééducation selon l'autonomie pré-opératoire et le contexte (sujet âgé seul → centre de rééducation parfois). Kinésithérapie systématique :
2-3 séances/semaine pendant 3 mois. Au Maroc : 80-200 MAD/séance, partiellement remboursée par AMO.
Récupération des amplitudes articulaires, renforcement musculaire (fessiers, quadriceps, abducteurs), souvent équilibre, proprioception, abandon progressif des cannes (typiquement à 6-12 semaines), conseils posturaux, gestes de la vie quotidienne.
Marche de plus en plus longue dès J7-J15 ; vélo d'appartement à 4-6 semaines, vélo extérieur à 6-8 semaines — piscine à 4 semaines (cicatrisation complète). Maintenir certaines précautions encore 1-2 mois supplémentaires. Pas de sports à risque immédiat. 4-6 semaines (selon récupération, côté de la hanche opérée). 4-12 semaines selon le métier (sédentaire → 6 semaines, métier physique → 3 mois ou plus). Possibles dès 6 semaines. Reprise progressive à partir de 3-6 mois, marche, vélo, natation, golf, course à pied (impact), sports d'impact (basket, foot, tennis intense), sports de pivots. Reprise possible dès 4-6 semaines, en respectant les précautions de luxation.
Consultations orthopédiques :
À 6 semaines, parfois 3 mois, souvent 6 mois, ainsi que 1 an. Puis tous les 2-3 ans. Radiographie annuelle ou bisannuelle pour surveiller la prothèse :
descellement et usure du polyéthylène, souvent ostéolyse péri-prothétique, ainsi que position de la prothèse.
À discuter selon les recommandations actuelles avant soins dentaires invasifs (extractions, chirurgie parodontale) ou chirurgie infectée (chirurgie urinaire, intestinale septique). Recommandations en évolution.
95 % ; 80-90 % et 60-70 % avec les matériaux modernes. Reprise prothétique (« reprise de PTH »), chirurgie plus complexe mais réalisable.
Disparition de la douleur (objectif principal atteint chez 90-95 %) ; récupération des amplitudes, ainsi que autonomie retrouvée et reprise des activités sociales, voyages, sport modéré, qualité de vie transformée.
Score de satisfaction patients à 1 an : 90-95 % très satisfaits ou satisfaits. C'est l'une des interventions les plus gratifiantes en chirurgie orthopédique.
Signes d'alerte nécessitant consultation orthopédique sans délai :
réapparition de douleur après une période sans douleur et boiterie nouvelle — fièvre, rougeur locale (suspicion d'infection), déformation soudaine, douleur intense, impossibilité de se lever.
08Ressources au Maroc#
Centres de référence pour la chirurgie de hanche : CHU Ibn Rochd Casablanca, parfois CHU Ibn Sina Rabat et CHU Mohammed VI Marrakech ; CHU Hassan II Fès, Oujda, Tanger, Agadir. Nombreuses dans les grandes villes, certaines avec plateau technique très avancé (chirurgie robotique, navigation, voie antérieure mini-invasive). L'orthopédiste-chirurgien spécialisé en hanche est l'interlocuteur principal. Compter 400-800 MAD la consultation. Le médecin traitant ou rhumatologue assure le suivi médical de l'arthrose. Le rééducation pré- et post-opératoire.
Consultation orthopédiste : 400-800 MAD, souvent radiographie de hanche : 80-200 MAD, IRM de hanche : 1500-3000 MAD, parfois séance de kinésithérapie : 80-200 MAD. Infiltration de hanche écho-guidée : 800-2000 MAD, prothèse totale de hanche (publique CHU/RAMED) : prise en charge à 100 % en ALD, ainsi que PTH en clinique privée : 40 000-100 000 MAD selon le centre et le matériel.
Consultations : forfait remboursé partiellement — examens : remboursement partiel, ainsi que chirurgie : remboursement partiel à intégral selon ALD et caisse et kinésithérapie : sur prescription, remboursée partiellement, possible pour les arthroses sévères invalidantes, prothèses.
Centres MPR (médecine physique et de réadaptation) dans les CHU — cliniques privées de rééducation (Casablanca, Rabat, Marrakech..), souvent soins à domicile parfois possibles (kinésithérapeutes libéraux).
Pas d'association de patients PTH spécifique au Maroc, mais associations de rhumatologie, ostéoporose, etc, apportent information et soutien.
Sahha.ma référence des chirurgiens orthopédistes spécialisés en chirurgie de la hanche, des rhumatologues, kinésithérapeutes, médecins de rééducation vérifiés dans toutes les grandes villes marocaines, avec téléconsultation possible — utile pour le suivi régulier des patients en post-opératoire stable, l'évaluation des symptômes nouveaux, l'orientation. Pour le diagnostic initial et la chirurgie, consultation physique nécessaire.
Téléconsultation particulièrement adaptée pour :
Suivi à distance après PTH (analyse des bilans, ajustements de traitement) et éducation thérapeutique sur l'arthrose, premier avis sur des douleurs de hanche.
La prothèse totale de hanche est une intervention très efficace, qui transforme la qualité de vie des patients souffrant de coxarthrose sévère. Au Maroc, elle est largement disponible dans les centres hospitaliers et privés, avec d'excellents résultats. Le traitement conservateur (perte de poids, kinésithérapie, antalgiques, infiltrations) reste essentiel pour les stades précoces et permet souvent de retarder l'intervention. Mais quand l'arthrose est évoluée et invalidante, ne pas hésiter à envisager la prothèse — l'amélioration est majeure et durable.
Foire aux questions
Questions fréquentes
1Combien de temps dure une prothèse de hanche ?+
2Peut-on faire du sport après une prothèse de hanche ?+
3À quel âge peut-on poser une prothèse ?+
Vérifiable
Sources médicales
Révision médicale
Dr. Karim Bennouna
Chirurgien orthopédiste
Cet article a été vérifié médicalement le 29 avril 2026 selon les standards Sahha (E-E-A-T santé, sources OMS / HAS / Inserm / Ministère de la Santé du Maroc).
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