ملخص
أجوبة سريعة على الأسئلة الجوهرية
- Le psoriasis est-il contagieux ?
- Non, absolument pas. Le psoriasis est une maladie inflammatoire d'origine immunologique et génétique. On ne peut pas l'attraper en touchant un patient psoriasique, en partageant des objets, des lieux, des piscines. Cette croyance erronée…
- Le psoriasis se guérit-il définitivement ?
- Pas au sens strict. Le psoriasis est une maladie chronique avec des poussées et des phases plus calmes. Mais avec les traitements modernes (biothérapies notamment), plus de 90 % des patients peuvent obtenir une peau quasi-normale (PASI 9…
- Le soleil est-il bon ou mauvais pour le psoriasis ?
- Le soleil modéré améliore le psoriasis chez la majorité des patients (effet anti-inflammatoire des UV). Au Maroc, beaucoup de patients voient leur psoriasis s'améliorer en été. Mais pas d'exposition prolongée ni de coups de soleil (qui p…
Sommaire (8)+
01Le psoriasis : une maladie inflammatoire chronique#
Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau, à composante immunologique et génétique, caractérisée par une prolifération accélérée des kératinocytes (cellules de l'épiderme) et une inflammation cutanée. Il touche 2-3 % de la population mondiale, soit environ 700 000 à 1 million de personnes au Maroc.
Le psoriasis se manifeste par des plaques rouges, épaisses, squameuses, le plus souvent symétriques, sur les zones d'extension (coudes, genoux), le cuir chevelu, le bas du dos, parfois généralisées. Il évolue par poussées entrecoupées de phases plus calmes, avec une chronicité sur des décennies.
Sur le plan physiopathologique, il s'agit d'une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque par erreur la peau. Des lymphocytes T activés produisent des cytokines pro-inflammatoires (TNF-alpha, IL-17, IL-23, IL-22) qui stimulent la prolifération des kératinocytes (renouvellement en 4 jours au lieu de 28-30) et entretiennent l'inflammation. Cette compréhension a permis le développement des biothérapies ciblées qui ont révolutionné le traitement.
Le psoriasis a une composante génétique : la transmission familiale est fréquente, avec plusieurs gènes identifiés (HLA-Cw6 et autres) — avoir un parent atteint multiplie le risque par 2 à 3. Plusieurs facteurs peuvent déclencher ou aggraver la maladie : infections, stress, traumatismes cutanés, certains médicaments, l'alcool, le tabac.
Le psoriasis débute le plus souvent à l'adolescence ou chez l'adulte jeune (20-30 ans), avec un second pic plus tardif (50-60 ans). Mais il peut commencer à tout âge, y compris dans l'enfance.
L'impact sur la qualité de vie est majeur, souvent sous-estimé : une gêne physique (démangeaisons, douleurs des fissures, limitations articulaires) ; une gêne sociale, avec des plaques visibles sur le visage, les mains, les bras ou les jambes, particulièrement en climat chaud, source de stigmatisation ; un impact psychologique, avec anxiété et dépression 2 à 3 fois plus fréquentes, troubles du sommeil, altération de l'image de soi ; et un impact sur la vie sociale et intime, avec isolement, baisse des performances professionnelles, et parfois perte de libido.
Le psoriasis n'est pas contagieux. Cette information importante doit être largement diffusée pour réduire la stigmatisation.
02Formes cliniques du psoriasis#
Plusieurs formes cliniques :
Psoriasis en plaques (psoriasis vulgaire) : forme la plus fréquente (80-90 %), avec des plaques d'érythème rouge bien limité, recouvertes de squames blanchâtres à argentées, épaisses et adhérentes en surface (cellules épidermiques accumulées). Les plaques sont généralement bien délimitées par rapport à la peau saine, symétriques, avec un prurit modéré ou absent.
Les localisations typiques sont les coudes et les genoux (faces d'extension), avec des plaques épaisses ; le cuir chevelu, où elles peuvent descendre jusqu'aux oreilles ; le bas du dos, le sacrum, parfois l'ombilic. Dans les formes étendues, les plaques peuvent couvrir toute la peau.
Psoriasis en gouttes (psoriasis guttata) : multiples petites lésions de 0,5-1 cm, disséminées sur le tronc et les membres. Souvent chez l'enfant ou jeune adulte après une angine streptococcique (à rechercher systématiquement). Évolution généralement plus favorable, parfois résolution complète.
Psoriasis pustuleux : des pustules stériles (sans germe) apparaissent sur un fond érythémateux. Plusieurs sous-types existent : une forme palmoplantaire, avec des pustules sur les paumes et les plantes, douloureuses et invalidantes ; une forme localisée autour des ongles ; et une forme généralisée, rare mais grave, constituant une urgence dermatologique avec fièvre et altération de l'état général.
Érythrodermie psoriasique : une forme généralisée et grave où plus de 90 % de la surface cutanée peut être atteinte (érythème, squames, fissures), avec souvent une altération de l'état général, une déshydratation, des infections et des troubles de la thermorégulation. C'est une urgence dermatologique, nécessitant souvent une hospitalisation.
Psoriasis inversé (des plis) : atteinte des plis (aines, sous-mammaires, axillaires, intergluteal). Plaques rouges, brillantes, peu squameuses, parfois confondues avec une mycose ou une intertrigo. Diagnostic plus difficile.
Psoriasis du cuir chevelu isolé : plaques ou squames diffuses du cuir chevelu, ainsi que souvent associé à des démangeaisons — différentiel avec la dermatite séborrhéique.
Psoriasis unguéal : il touche 30-50 % des patients ayant un psoriasis cutané, avec des ponctuations en dé à coudre, une onycholyse (décollement de l'ongle), une hyperkératose sous-unguéale, ou des taches saumonées. Il est souvent associé à un rhumatisme psoriasique.
Le psoriasis du visage est plus rare et plus difficile à traiter ; il touche souvent les paupières, les sourcils, les sillons nasogéniens et les oreilles, avec un impact esthétique majeur. Le psoriasis génital, touchant la zone anogénitale, la vulve, le scrotum ou le pénis, est souvent très inconfortable et affecte la sexualité ; il reste fréquemment sous-diagnostiqué en raison de la gêne du patient. Enfin, le psoriasis de l'enfant est présent chez 10-30 % des patients dès l'enfance, avec des formes en gouttes fréquentes, souvent après une infection.
03Comorbidités et rhumatisme psoriasique#
Le psoriasis est aujourd'hui considéré comme une maladie systémique avec inflammation chronique impactant l'organisme global.
Le rhumatisme psoriasique touche 20 à 30 % des patients ayant un psoriasis cutané, sous plusieurs formes : une atteinte de quelques articulations, asymétrique ; une polyarthrite symétrique, proche de la polyarthrite rhumatoïde mais sans facteurs rhumatoïdes ; une atteinte du rachis et des sacro-iliaques, proche de la spondylarthrite ; ou une dactylite, le « doigt en saucisse » correspondant au gonflement de tout un doigt ou un orteil, atteignant aussi les tendons et les ligaments.
Le rhumatisme psoriasique apparaît généralement après le psoriasis cutané, mais peut le précéder dans 15-20 % des cas. Son diagnostic est souvent retardé, alors qu'une atteinte non traitée évolue vers des destructions articulaires irréversibles. Une recherche systématique est donc recommandée chez tout patient psoriasique : douleurs articulaires, raideur matinale, gonflements, dactylites.
Risque cardiovasculaire augmenté chez les patients psoriasiques modérés à sévères, indépendamment des facteurs classiques. L'inflammation chronique favorise l'athérosclérose. Surveillance et prise en charge des facteurs de risque (HTA, diabète, dyslipidémies, tabac) particulièrement importantes.
Le syndrome métabolique — obésité, dyslipidémie, intolérance glucidique, HTA — est également plus fréquent chez les patients psoriasiques : l'obésité aggrave le psoriasis et réduit l'efficacité de certains traitements, et le risque de diabète est augmenté. La stéatose hépatique non alcoolique (NASH/MASLD) est aussi plus fréquente chez les psoriasiques, de même que les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) — maladie de Crohn, rectocolite hémorragique. Une inflammation oculaire est parfois associée. La dépression, l'anxiété et les idées suicidaires représentent un risque significatif, à dépister systématiquement, et un soutien psychologique doit être proposé. Le risque de cancer, en revanche, n'est pas clairement augmenté, sauf en cas de PUVAthérapie prolongée.
Cette vision systémique du psoriasis a transformé la prise en charge. Aujourd'hui, le traitement intensif précoce vise non seulement à blanchir la peau, mais aussi à réduire l'inflammation systémique et à prévenir les comorbidités.
04Facteurs déclenchants#
Plusieurs facteurs peuvent déclencher ou aggraver le psoriasis. Le stress est un facteur déclenchant majeur, fréquemment rapporté par les patients : une poussée survient souvent dans les semaines suivant un stress important. Les infections, notamment streptococciques, sont un déclencheur classique du psoriasis en gouttes, tout comme certaines infections virales ou fongiques. Les traumatismes cutanés peuvent également déclencher des lésions par phénomène de Koebner : des plaques de psoriasis apparaissent alors sur les zones traumatisées (cicatrice, frottement, brûlure, piqûre).
Certains médicaments sont aussi impliqués : bêtabloquants (Avlocardyl), lithium, antipaludéens (chloroquine, hydroxychloroquine — paradoxalement parfois utilisés en dermatologie), AINS parfois, interféron. L'arrêt brutal de certains traitements peut aussi provoquer un rebond avec aggravation, voire une pustulisation.
L'alcool aggrave le psoriasis et réduit l'efficacité des traitements, avec un effet hépatotoxique qui se cumule avec le méthotrexate. Le tabac aggrave également le psoriasis, particulièrement les formes pustuleuses palmoplantaires. L'obésité aggrave la maladie et réduit l'efficacité des traitements ; à l'inverse, la perte de poids améliore le psoriasis chez les patients en surpoids.
Le climat joue également un rôle : la saison hivernale, avec une peau plus sèche et moins d'UV solaires, aggrave souvent le psoriasis, tandis que l'été et une exposition solaire modérée l'améliorent chez beaucoup de patients, grâce à l'effet anti-inflammatoire des UV.
Les variations hormonales influencent aussi la maladie, avec des modifications pendant la grossesse (souvent une amélioration), le post-partum (parfois une aggravation), ou la ménopause. Les frottements répétés et la chaleur excessive peuvent enfin aggraver les zones intertrigineuses. L'identification et l'éviction des déclencheurs personnels aident à mieux contrôler la maladie.
05Diagnostic et évaluation#
Le diagnostic de psoriasis est essentiellement clinique, basé sur l'aspect des lésions et leur topographie.
L'examen clinique repose sur l'inspection des plaques typiques et l'examen du cuir chevelu, des ongles, des plis et des organes génitaux, ainsi que la recherche de signes articulaires. L'étendue est évaluée par le PASI (Psoriasis Area and Severity Index) et le BSA (Body Surface Area).
Le PASI évalue l'érythème, l'épaisseur, la desquamation et la surface atteinte sur les 4 régions du corps, avec un score de 0 à 72 : un score bas correspond à une forme légère à modérée, un score élevé à une forme modérée à sévère. Le DLQI (Dermatology Life Quality Index) évalue quant à lui l'impact sur la qualité de vie ; un score supérieur à 10 indique un retentissement significatif justifiant un traitement intensif. Il n'existe pas de marqueur biologique spécifique du psoriasis, mais le bilan biologique permet d'évaluer les comorbidités (NFS, fonction rénale et hépatique, glycémie, bilan lipidique, bilan inflammatoire).
La biopsie cutanée est rarement nécessaire, réservée aux cas de doute diagnostique (psoriasis pustuleux, atypique, du visage) ; elle confirme alors le diagnostic par des anomalies histologiques caractéristiques (parakératose, microabcès de Munro, allongement des crêtes épidermiques).
Le diagnostic de rhumatisme psoriasique repose sur l'examen articulaire, complété si besoin par une échographie ou une IRM, et sur le score CASPAR ; toute atteinte articulaire suspectée doit orienter vers un rhumatologue.
Bilan préthérapeutique avant traitement systémique ou biothérapie :
Il comprend un bilan biologique complet et des sérologies (hépatites B et C, VIH), la recherche d'une tuberculose latente (IDR ou test IGRA, radiographie thoracique), et un bilan des comorbidités. Les vaccinations doivent être à jour avant toute biothérapie.
Le diagnostic différentiel inclut la dermatite séborrhéique (cuir chevelu, visage, sillons nasogéniens, avec des plaques rouges et des squames jaunâtres), l'eczéma (limites floues, plus prurigineux), la mycose ou l'intertrigo (dans les plis), le pityriasis rosé de Gibert (formes en gouttes), le lupus cutané (visage), ou le lichen plan (papules violacées).
06Traitements topiques#
Les traitements topiques sont la base du traitement des psoriasis légers à modérés, et complémentaires aux traitements systémiques pour les formes plus sévères. Les dermocorticoïdes (corticoïdes topiques), dont le mécanisme repose sur un effet anti-inflammatoire local, restent le traitement topique de première intention en raison de leur efficacité rapide.
Plusieurs classes existent selon la puissance : Diprolène, Dermoval, utilisés sur les plaques épaisses pour de courtes durées ; Bétneval, Diprosone, d'usage plus courant ; Locapred, Tridésonit, pour les plis et le visage ; et l'hydrocortisone, pour le visage, la peau fine et l'enfant.
Sont à utiliser temporairement (4-8 semaines) puis dégression. Effets secondaires si prolongé : atrophie cutanée, télangiectasies, vergetures, rebond à l'arrêt brutal. À éviter sur le visage et les plis sauf indications.
Plusieurs formes : crèmes (peau humide), pommades (peau sèche), lotions (cuir chevelu), gels.
Les analogues de la vitamine D — calcipotriol (Daivonex), calcitriol (Silkis), tacalcitol (Apsor) — agissent par régulation de la prolifération kératinocytaire. Ils sont très efficaces, sans les effets secondaires des corticoïdes au long cours, et peuvent être utilisés en continu. Ils sont souvent associés aux dermocorticoïdes en début de traitement (Daivobet = calcipotriol + bétaméthasone, une combinaison fixe très utilisée).
Tazarotène (rétinoïde topique, Zorac) : alternative, irritant.
Les inhibiteurs de la calcineurine, tacrolimus (Protopic) et pimecrolimus (Elidel), sont principalement utilisés dans la dermatite atopique, mais aussi hors AMM dans le psoriasis du visage et des plis, où ils sont mieux tolérés que les corticoïdes.
Les goudrons (cade, houille) sont des traitements anciens encore utilisés, sous forme de shampooings pour le cuir chevelu ou de préparations magistrales, malgré leur odeur désagréable et leur caractère salissant. L'acide salicylique, kératolytique, est utile sur les plaques très épaisses ou le cuir chevelu (préparations à 5-10 %). Les émollients hydratants quotidiens sont toujours associés aux traitements actifs : ils limitent la sécheresse, le prurit, et préparent la peau. Pour le cuir chevelu spécifiquement, les shampooings au goudron, au kétoconazole ou au climbazole, les lotions corticoïdes ou au calcipotriol, ainsi que l'application d'huiles ou de masques à l'acide salicylique en pré-shampooing, permettent de décaper les squames.
Au Maroc, tous ces traitements sont disponibles en pharmacie, sur prescription. Coût accessible (50-300 MAD selon les produits).
07Photothérapie et traitements systémiques#
Pour les psoriasis modérés à sévères ou résistants aux topiques, plusieurs options existent, à commencer par la photothérapie, une utilisation thérapeutique des UV. La photothérapie UVB à spectre étroit (TL01) est la modalité la plus utilisée aujourd'hui : efficace et bien tolérée, elle nécessite des séances 2 à 3 fois par semaine, pour un total de 20 à 40 séances par cure, avec un risque de cancer cutané faible aux doses thérapeutiques.
La PUVAthérapie associe un psoralène (Méladinine, un médicament photosensibilisant pris oralement 2 heures avant la séance) à des UVA. Plus efficace pour certaines formes, elle est aussi plus risquée à long terme (risque de cancer cutané, vieillissement cutané) et aujourd'hui réservée à des indications spécifiques.
Laser excimer (308 nm) : pour des plaques limitées résistantes. Au Maroc, photothérapie disponible dans les services de dermatologie hospitaliers et plusieurs cabinets privés. Coût 50-150 MAD par séance, partiellement remboursée.
Le méthotrexate (MTX), un antimétabolite immunosuppresseur, est le plus prescrit en première ligne systémique. Il se prend en une prise hebdomadaire (orale ou sous-cutanée) à 7,5-25 mg/semaine, avec une supplémentation systématique en acide folique et une surveillance biologique régulière (NFS, transaminases, créatinine). Efficace, bien étudié et peu coûteux, il expose néanmoins à des effets secondaires : nausées, perturbation des transaminases, anémie, et des risques tératogène et hépatique au long cours. Il est disponible au Maroc à un prix accessible.
Acitrétine (Soriatane) : rétinoïde oral. Indications particulières : psoriasis pustuleux, érythrodermique, palmoplantaire, contraception efficace obligatoire chez la femme 3 ans après l'arrêt (longue demi-vie). Effets secondaires : sécheresse muqueuse, alopécie, troubles lipidiques, hépatiques.
La ciclosporine, un immunosuppresseur, est indiquée dans les poussées sévères ou en attente d'un relais thérapeutique. Son efficacité est rapide, mais sa néphrotoxicité et son risque d'HTA limitent son usage prolongé — les cures sont généralement courtes, inférieures à 1-2 ans.
Apremilast (Otezla) : inhibiteur de la phosphodiestérase 4, voie orale, deux comprimés/jour — efficacité modérée, bonne tolérance et effets secondaires : diarrhée, nausées, céphalées, perte de poids, dépression. Disponible au Maroc, prix élevé (1500-3000 MAD/mois).
Soriatane, méthotrexate, ciclosporine sont remboursables au Maroc en ALD pour les formes sévères.
08Biothérapies et nouvelles molécules#
Les biothérapies sont la révolution thérapeutique des 25 dernières années. Anticorps monoclonaux ciblant spécifiquement les cytokines pro-inflammatoires impliquées dans le psoriasis. Efficacité majeure (souvent PASI 90 voire PASI 100 — peau quasi-normale).
Les anti-TNF alpha, de première génération (disponibles depuis environ 2003), comprennent l'adalimumab (Humira), l'étanercept (Enbrel), l'infliximab (Remicade), et le certolizumab (Cimzia), utilisable pendant la grossesse. L'injection se fait par voie sous-cutanée, 1 à 2 fois par mois (ou par perfusion mensuelle pour l'infliximab), avec un PASI 75 obtenu chez 60 à 70 % des patients.
L'ustekinumab (Stelara), qui cible l'IL-12/23, est efficace avec une injection trimestrielle après les premières doses.
Les anti-IL-17, très efficaces, comprennent le secukinumab (Cosentyx), l'ixekizumab (Taltz) et le brodalumab (Kyntheum), avec un PASI 90 obtenu chez 70 à 80 % des patients et un effet rapide, en 4 à 6 semaines.
Les anti-IL-23, encore plus ciblés, comprennent le guselkumab (Tremfya), le risankizumab (Skyrizi) et le tildrakizumab (Ilumetri), avec un PASI 90 chez 75 à 85 % des patients, une excellente tolérance, et des injections trimestrielles après l'initiation.
Au Maroc, biothérapies disponibles depuis plusieurs années, accessibilité progressive. Coûts élevés (3 000-12 000 MAD/mois selon les molécules), prise en charge en ALD dans les indications validées (psoriasis modéré à sévère après échec de 2 traitements systémiques classiques).
Avant d'initier une biothérapie, il faut éliminer une infection active (tuberculose latente, hépatites virales, VIH) et mettre à jour les vaccinations (pneumocoque, grippe, hépatite B, COVID), en évitant les vaccins vivants atténués sous biothérapie. Le risque infectieux, généralement modéré, et les réactions au site d'injection justifient une surveillance régulière. Parmi les nouvelles molécules orales (small molecules), on retrouve l'apremilast, déjà cité.
Deucravacitinib (Sotyktu) : inhibiteur de TYK2, oral quotidien, alternative ciblée aux biothérapies, efficacité comparable aux anti-IL-17 dans certaines études et très récent, en cours de déploiement.
JAK inhibiteurs (tofacitinib, upadacitinib) : utilisés dans le rhumatisme psoriasique, place émergente dans le psoriasis cutané.
Le suivi comprend une consultation dermatologique tous les 3 à 6 mois, avec évaluation du PASI, du BSA et du DLQI, une surveillance biologique (NFS, fonction rénale, hépatique, marqueurs inflammatoires), et un dépistage régulier des cancers cutanés, des infections et des comorbidités. Une évaluation rhumatologique est ajoutée en cas d'atteinte articulaire.
Le dermatologue est l'interlocuteur principal, parfois compter 400-700 MAD la consultation au Maroc — plusieurs dermatologues hospitaliers et privés spécialisés dans les biothérapies. L'inscription en ALD pour le psoriasis modéré à sévère permet la prise en charge des consultations, examens et médicaments.
Sahha.ma référence des dermatologues vérifiés dans toutes les grandes villes marocaines, avec téléconsultation possible — particulièrement adaptée pour le suivi régulier des psoriasis stables, l'évaluation des poussées, le renouvellement des traitements.
Plusieurs mesures associées sont importantes : l'arrêt du tabac, la modération de l'alcool, la perte de poids en cas de surpoids, et la gestion du stress (psychologue, méditation, sport). Le soutien psychologique est essentiel, l'anxiété et la dépression étant fréquentes, tout comme la mise à jour des vaccinations, une hygiène cutanée douce, des émollients quotidiens, et une éducation thérapeutique adaptée.
Les associations de patients (France Psoriasis, GIPSO, etc.) offrent information et soutien. Au Maroc, plusieurs initiatives associatives en développement.
Le psoriasis est une maladie chronique, qui ne se guérit pas mais peut être maîtrisée efficacement avec les traitements modernes. Plus de 90 % des patients peuvent aujourd'hui obtenir une peau quasi-normale avec les biothérapies. La prise en charge ne se limite pas à la peau : elle est globale, intégrant les comorbidités, le retentissement psychologique, les facteurs déclenchants. Briser la stigmatisation du psoriasis (maladie non contagieuse, non liée à l'hygiène) est un combat social essentiel.
الأسئلة الشائعة
أسئلة متكررة
1Le psoriasis est-il contagieux ?+
2Le psoriasis se guérit-il définitivement ?+
3Le soleil est-il bon ou mauvais pour le psoriasis ?+
موثوق
المصادر الطبية
المراجعة الطبية
Dr. Hanae Idrissi
Dermatologue
تمت مراجعة هذا المقال طبيًا في 29 avril 2026 وفقًا لمعايير صحة (E-E-A-T الصحية، مصادر منظمة الصحة العالمية / HAS / Inserm / وزارة الصحة المغربية).
هل تحتاج إلى رأي طبي؟
استشر dermatologue بالقرب منك، أو عن طريق الاستشارة عن بُعد من المغرب أو الخارج.
للمزيد من المعرفة
روابط مفيدة حول نفس الموضوع
أمراض مرتبطة
طبيب جلدية حسب المدينة
عرض جميع طبيب جلدية في المغرب