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Oncologie

Chimiothérapie : effets secondaires et gestion au quotidien au Maroc

Comprendre la chimiothérapie, ses effets (nausées, alopécie, neutropénie), et apprendre à les gérer au quotidien grâce aux soins de support au Maroc.

Lecture

12 min

Mots

2 187

Publié

29 avril 2026

FAQ

3 Q/R

DL

Révision médicale

Dr. Lamia Berrada

Oncologue médicale, INO Rabat

Vérifié
Chimiothérapie : effets secondaires et gestion au quotidien au MarocMufid Majnun · Unsplash
Article révisé le 29 avril 2026
Sommaire (8)+
  1. 01Chimiothérapie : principes et types
  2. 02Préparation au traitement
  3. 03Nausées et vomissements
  4. 04Fatigue et asthénie
  5. 05Alopécie et soins capillaires
  6. 06Neutropénie et infections
  7. 07Alimentation, sport, vie sociale
  8. 08Soins de support au Maroc

01Chimiothérapie : principes et impact#

La chimiothérapie désigne l'utilisation de médicaments cytotoxiques pour traiter le cancer. Ces médicaments agissent en perturbant la division cellulaire ou en induisant la mort des cellules tumorales, particulièrement celles à prolifération rapide. Cependant, leur action n'étant pas totalement spécifique aux cellules cancéreuses, ils affectent également les cellules saines à renouvellement rapide de l'organisme (moelle osseuse, muqueuses digestives, cheveux, peau), ce qui explique les effets secondaires caractéristiques. Au Maroc, environ 50 000 patients reçoivent une chimiothérapie chaque année, dans le cadre de cancers très divers (sein, poumon, colorectal, prostate, hématologiques, et autres).

Plusieurs grandes familles de chimiothérapies existent, avec des mécanismes d'action différents. Les agents alkylants (cyclophosphamide, ifosfamide, melphalan) endommagent l'ADN tumoral. Les antimétabolites (méthotrexate, 5-fluorouracile, gemcitabine, capécitabine) interfèrent avec la synthèse de l'ADN ou de l'ARN. Les anthracyclines (doxorubicine, épirubicine) intercalent l'ADN. Les taxanes (paclitaxel, docétaxel) bloquent la mitose. Les sels de platine (cisplatine, carboplatine, oxaliplatine) forment des liaisons avec l'ADN. Les inhibiteurs de topoisomérases (étoposide, irinotécan, topotécan) perturbent le cycle cellulaire. Les alcaloïdes de la vinca (vincristine, vinblastine, vinorelbine) bloquent également la mitose.

Les protocoles de chimiothérapie associent souvent plusieurs molécules pour maximiser l'efficacité tout en limitant les résistances. L'administration se fait généralement par perfusion intraveineuse, en hôpital de jour, par cycles répétés toutes les 2 à 4 semaines selon les protocoles, sur une durée totale de 3 à 12 mois selon les indications. Les chimiothérapies orales (capécitabine, témozolomide, vinorelbine orale) facilitent la prise quotidienne à domicile.

Au Maroc, la chimiothérapie est administrée dans les centres oncologiques universitaires (Centre Mohammed VI Casablanca, INO Rabat, CHU Hassan II Fès, CHU Mohammed VI Marrakech, CHU Mohammed VI Oujda) et dans plusieurs cliniques privées spécialisées (Cheikh Khalifa, Akdital, ClinicalCare). Les hôpitaux de jour d'oncologie sont équipés pour l'administration sécurisée des perfusions, avec personnel formé à la prévention et gestion des complications.

02Effets secondaires hématologiques#

La toxicité médullaire (sur la moelle osseuse) est l'un des effets secondaires les plus fréquents et redoutables de la chimiothérapie. La moelle osseuse, productrice des cellules sanguines, est particulièrement vulnérable en raison de son taux de renouvellement élevé. Trois lignées sanguines peuvent être affectées avec des conséquences spécifiques.

La neutropénie (baisse des polynucléaires neutrophiles) augmente le risque infectieux, particulièrement bactérien. Le nadir (point le plus bas) survient typiquement 7 à 14 jours après l'administration, suivi d'une remontée progressive. Une neutropénie inférieure à 500/mm³ est considérée sévère avec risque infectieux majeur. La neutropénie fébrile (fièvre supérieure à 38,3°C ou 38°C maintenue plus d'une heure, chez un patient avec neutropénie inférieure à 500) constitue une urgence vitale nécessitant antibiothérapie large spectre intraveineuse immédiate dans les 60 minutes — chaque heure de retard augmente la mortalité. Tout patient sous chimiothérapie doit être informé de surveiller sa température et consulter en urgence en cas de fièvre.

La prévention de la neutropénie utilise les facteurs de croissance granulocytaire (G-CSF) comme le filgrastim (Neupogen) ou le pegfilgrastim (Neulasta). Ces médicaments stimulent la production de neutrophiles par la moelle osseuse, réduisant la durée et la profondeur de la neutropénie. Administrés en injection sous-cutanée généralement 24 à 48 heures après la chimiothérapie. Au Maroc, ils sont disponibles avec prise en charge ALD pour les indications validées.

La thrombopénie (baisse des plaquettes) augmente le risque hémorragique. Les saignements spontanés deviennent significatifs avec moins de 20 000 à 50 000 plaquettes/mm³ selon les contextes. Les transfusions plaquettaires peuvent être nécessaires en cas de thrombopénie sévère ou hémorragie active. L'anémie chimio-induite (baisse de l'hémoglobine) provoque fatigue, essoufflement, palpitations. La supplémentation en fer (intraveineux le plus souvent, type carboxymaltose ferrique - Ferinject ou similaires) corrige les carences associées. Les agents stimulants l'érythropoïèse (érythropoïétine, darbépoïétine) ou les transfusions de culots globulaires sont utilisés selon la sévérité et le contexte (à manier avec précaution dans certains cancers où l'EPO peut stimuler la maladie).

La surveillance hématologique régulière (NFS hebdomadaire ou bi-hebdomadaire pendant les cycles) guide l'administration des cycles suivants — un report ou une réduction de dose peut être nécessaire en cas de toxicité sévère pour permettre la récupération hématologique.

03Nausées, vomissements et troubles digestifs#

Les nausées et vomissements chimio-induits étaient longtemps les effets secondaires les plus redoutés. Les progrès thérapeutiques majeurs avec les nouvelles classes d'antiémétiques ont transformé cette situation, permettant aujourd'hui un contrôle satisfaisant chez la grande majorité des patients. La prévention systématique précédant l'administration de la chimiothérapie est essentielle, adaptée au potentiel émétogène du protocole.

Les antagonistes des récepteurs 5HT3 (sétrons : ondansétron, granisétron, palonosétron) sont efficaces sur les nausées aiguës (premières 24 heures). Les antagonistes des récepteurs NK1 (aprépitant, fosaprépitant) ajoutés pour les chimiothérapies hautement émétogènes préviennent également les nausées retardées (jusqu'à 5 jours). Les corticoïdes (dexaméthasone) en cure courte complètent l'effet antiémétique. Les antipsychotiques à faible dose (olanzapine notamment) sont parfois ajoutés dans les protocoles très émétogènes. Au Maroc, ces antiémétiques modernes sont disponibles dans les hôpitaux de jour oncologiques et en pharmacie sur ordonnance.

Les autres troubles digestifs nécessitent prise en charge adaptée. La diarrhée (particulièrement avec irinotécan, capécitabine, taxanes) peut être prévenue ou traitée par hydratation suffisante, lopéramide, parfois antibiotiques en cas de surinfection. La constipation (avec certains opioïdes co-prescrits, alcaloïdes de la vinca) nécessite laxatifs adaptés. Les mucites (inflammations des muqueuses buccales et digestives) provoquent douleurs, brûlures, parfois ulcérations sévères empêchant l'alimentation. Bains de bouche au bicarbonate de sodium, bains de bouche antiseptiques (chlorhexidine), antalgiques locaux (xylocaïne gel), parfois cryothérapie buccale pendant la perfusion (avec glaçons), constituent les mesures préventives et thérapeutiques.

L'altération du goût (dysgueusie) avec perception modifiée des saveurs (goût métallique fréquent), l'anorexie, la perte de poids, sont des effets secondaires fréquents et éprouvants qui nécessitent un accompagnement nutritionnel. Les conseils diététiques pratiques (préférer les aliments à température ambiante ou frais, fractionner les repas en plusieurs petites collations, manger lentement, éviter les odeurs fortes, privilégier les saveurs douces, supplémentations nutritionnelles type Fortimel ou équivalents si nécessaire) permettent de maintenir un statut nutritionnel correct. Au Maroc, des consultations diététiques en oncologie sont disponibles dans les centres spécialisés.

04Alopécie et altérations cutanées#

L'alopécie (chute de cheveux) est probablement l'effet secondaire le plus visible et psychologiquement éprouvant pour beaucoup de patientes, particulièrement les femmes. Elle survient avec certaines chimiothérapies (anthracyclines, taxanes notamment) et débute typiquement 2 à 3 semaines après le premier cycle. La chute peut être totale ou partielle selon les molécules utilisées. La repousse débute 4 à 6 semaines après la fin du traitement, complète en 6 à 12 mois, parfois avec modifications transitoires de la texture (cheveux plus bouclés, plus fins).

Plusieurs stratégies préventives ou compensatrices existent. Le casque réfrigérant pendant la perfusion (cryothérapie capillaire), qui réduit l'irrigation des follicules pileux et limite l'exposition du cuir chevelu aux molécules cytotoxiques, peut réduire l'alopécie de 50 à 70 % avec certaines chimiothérapies (particulièrement taxanes et anthracyclines). Disponibilité progressive au Maroc dans certains centres oncologiques. Coût additionnel souvent à la charge du patient.

Au-delà de la prévention, plusieurs accompagnements aident à mieux vivre l'alopécie. Coupe progressive avant la chute totale pour préparer mentalement, choix d'une perruque ou d'accessoires (foulards, turbans, bonnets) bien à l'avance avec essayage en boutique spécialisée, prise en charge psychologique pour gérer le retentissement sur l'image corporelle. Au Maroc, plusieurs associations (notamment l'Association Lalla Salma) accompagnent les patientes dans cette démarche, parfois avec aide financière pour l'acquisition de perruques.

D'autres altérations cutanées et phanériennes peuvent survenir. Le syndrome main-pied (érythrodysesthésie palmo-plantaire) avec capécitabine, 5-FU, sorafénib : rougeur, douleur, parfois desquamation des paumes et plantes. Pyridoxine et émollients constituent la prévention. Les modifications unguéales (lignes de Beau, fragilisation, parfois chute) sont fréquentes avec taxanes — refroidissement des extrémités pendant la perfusion peut limiter l'atteinte. Les éruptions acnéiformes accompagnent les inhibiteurs de l'EGFR (en thérapies ciblées plutôt que chimiothérapie classique).

05Toxicité neurologique et autres#

La neuropathie périphérique chimio-induite est fréquente avec plusieurs chimiothérapies (oxaliplatine, paclitaxel, vincristine, bortézomib, cisplatine). Elle se manifeste par fourmillements, engourdissements, brûlures, hypersensibilité aux extrémités, parfois douleurs invalidantes. Avec l'oxaliplatine, une hypersensibilité au froid très spécifique survient (engourdissement au contact d'objets froids ou de boissons fraîches). Cette neuropathie peut être totalement réversible à l'arrêt du traitement, ou laisser des séquelles persistantes parfois années après l'arrêt selon la dose cumulée reçue.

La prévention reste limitée mais plusieurs mesures peuvent atténuer les symptômes : éviction des températures extrêmes avec oxaliplatine, vigilance sur les signes neurologiques pour adapter ou interrompre le traitement avant atteinte sévère irréversible. Les traitements symptomatiques comprennent les antalgiques classiques, les anti-épileptiques modulateurs de douleur (gabapentine, prégabaline), les antidépresseurs tricycliques (amitriptyline) ou IRSN (duloxétine), parfois les opioïdes dans les formes sévères. La kinésithérapie et l'activité physique adaptée peuvent aider.

La cardiotoxicité concerne particulièrement les anthracyclines (doxorubicine, épirubicine). Elle peut être aiguë (péricardite, troubles du rythme) ou chronique (insuffisance cardiaque par cardiomyopathie dilatée), parfois plusieurs années après l'arrêt du traitement. La dose cumulée maximale est limitée (450 mg/m² pour la doxorubicine). Une échographie cardiaque pré-thérapeutique et un suivi cardiologique sont essentiels chez les patients traités par anthracyclines, particulièrement en cas de comorbidités cardiovasculaires. Le dexrazoxane (cardioxane) peut être utilisé en protection contre la cardiotoxicité dans certaines situations.

Les autres toxicités méritent vigilance. Néphrotoxicité (cisplatine, méthotrexate à fortes doses) avec hydratation préventive systématique et contrôle de la fonction rénale. Hépatotoxicité (méthotrexate, 6-mercaptopurine) avec surveillance des transaminases. Toxicité auditive (cisplatine notamment) avec audiogramme avant et pendant le traitement chez les patients exposés. Toxicité pulmonaire (bléomycine, méthotrexate) avec surveillance clinique et radiologique. Stérilité et altération de la fertilité — la cryoconservation de spermatozoïdes pour les hommes, de tissu ovarien ou d'ovocytes pour les femmes en âge de procréer, doit être systématiquement proposée avant le démarrage de chimiothérapies à haut potentiel gonadotoxique. Disponibilité progressive au Maroc dans les centres spécialisés.

06Soutien et qualité de vie#

L'accompagnement multidisciplinaire des patients sous chimiothérapie est essentiel pour optimiser la tolérance et la qualité de vie. Le soutien psychologique par psycho-oncologue ou psychothérapeute formé en oncologie aide à gérer l'anxiété, les troubles dépressifs réactionnels fréquents, les difficultés d'adaptation au diagnostic et au traitement, l'image corporelle altérée. Au Maroc, plusieurs centres oncologiques disposent désormais de psycho-oncologues, et plusieurs psychologues cliniciens formés en oncologie exercent en libéral.

L'activité physique adaptée, contrairement aux idées reçues, est désormais fortement recommandée pendant et après la chimiothérapie. Plusieurs études démontrent les bénéfices : amélioration de la tolérance aux traitements, réduction de la fatigue chronique post-chimiothérapie, maintien de la masse musculaire, amélioration de l'humeur et de la qualité de vie, réduction du risque de récidive dans certains cancers (sein, côlon notamment). Marche régulière, gymnastique douce, yoga adapté, natation, sont accessibles à la plupart des patients, à intensité adaptée à la fatigue et à la condition physique. Au Maroc, des programmes APA (Activité Physique Adaptée) en oncologie se développent dans certains centres et associations de patients.

Le maintien des liens sociaux et familiaux, la communication avec les proches, l'expression des émotions et des difficultés, sont précieux. Les associations de patients (Association Lalla Salma de prévention et de lutte contre le cancer, AMAH, autres associations spécialisées par type de cancer) offrent partage d'expérience, information actualisée, soutien moral et parfois aides matérielles. La participation à des groupes de paroles peut être très bénéfique.

Les médecines complémentaires (acupuncture pour les nausées et la neuropathie, ostéopathie, hypnose médicale, méditation de pleine conscience) peuvent compléter la prise en charge avec un effet bénéfique sur la qualité de vie, à condition d'être pratiquées par des professionnels formés et en complément (pas en remplacement) des traitements oncologiques. Méfiance vis-à-vis des « traitements alternatifs » sans preuve proposés parfois par des charlatans, qui peuvent retarder le traitement effectif et compromettre le pronostic.

07Suivi et perspective#

Le suivi pendant la chimiothérapie est rigoureux avec consultations oncologiques avant chaque cycle pour évaluation clinique, bilan biologique (NFS, ionogramme, créatinine, transaminases), parfois imagerie d'évaluation tumorale toutes les 6-9 semaines selon les protocoles. L'objectif est d'évaluer la réponse au traitement, gérer les effets secondaires, ajuster les doses si nécessaire (réduction en cas de toxicité sévère, parfois interruption temporaire ou définitive si toxicité majeure non gérable).

À la fin de la chimiothérapie, un bilan complet d'évaluation finale guide la suite (radiothérapie complémentaire, chirurgie, hormonothérapie, immunothérapie, simple surveillance selon les indications). Le suivi à long terme post-chimiothérapie est essentiel pour dépister les rechutes, surveiller les complications tardives (cardiotoxicité, neuropathie résiduelle, troubles cognitifs), accompagner la réadaptation à la vie post-cancer.

Au Maroc, les centres oncologiques sont équipés pour assurer ce suivi à long terme avec consultations programmées annuelles ou plus rapprochées selon le contexte. La sensibilisation aux signes d'alerte de récidive, la reprise progressive des activités, la réinsertion professionnelle, l'accompagnement psychologique post-cancer, font partie de cette prise en charge globale.

Les progrès thérapeutiques continus en oncologie réduisent progressivement la place de la chimiothérapie classique au profit des thérapies ciblées et de l'immunothérapie dans plusieurs cancers, avec une meilleure tolérance globale et des résultats souvent supérieurs. Cependant, la chimiothérapie reste essentielle dans de nombreuses indications et garde une place centrale dans l'arsenal anti-cancéreux au Maroc et dans le monde, avec une amélioration constante de sa gestion et de la qualité de vie des patients traités.

Foire aux questions

Questions fréquentes

1Vais-je perdre tous mes cheveux ?
+
Cela dépend de la chimiothérapie. Certaines (anthracyclines, taxanes, cyclophosphamide forte dose) provoquent une **alopécie quasi-totale** dans 80-90 % des cas. D'autres (5-FU, gemcitabine) une chute partielle. Les **thérapies ciblées** et **immunothérapies** ne provoquent généralement pas d'alopécie significative. La **repousse** commence 2-3 mois après la fin du traitement, complète en 6-12 mois. Le **casque réfrigérant** peut prévenir la chute dans 50-70 % des cas. Discutez avec votre oncologue selon votre protocole.
2Que faire si j'ai de la fièvre pendant la chimiothérapie ?
+
**URGENCE**. Toute fièvre > 38,3°C (ou > 38°C depuis > 1h) pendant ou peu après une chimiothérapie est à considérer comme **neutropénie fébrile** jusqu'à preuve du contraire. C'est une **urgence médicale** : risque de sepsis foudroyant. **Appelez immédiatement** votre centre oncologique (numéros donnés à l'avance) ou rendez-vous aux urgences hospitalières. **Ne prenez pas seulement** du paracétamol à domicile. **Pas d'automédication antibiotique**. Bilan + antibiothérapie probabiliste à large spectre dans l'heure suivant l'arrivée à l'hôpital. Mortalité 5-10 % sans prise en charge rapide.
3Puis-je continuer à travailler pendant la chimiothérapie ?
+
Variable selon le protocole, votre métier, et votre tolérance. Beaucoup de patients **continuent à travailler** à temps partiel ou en télétravail. D'autres préfèrent un **arrêt complet** pendant les semaines de fatigue maximale. Bénéfices du maintien : sentiment d'utilité, structuration du quotidien, lien social, ressources financières. Adaptations possibles : aménagement des horaires, télétravail, postes plus légers. Discussion avec votre **médecin du travail** et votre **employeur** (la médecine du travail est tenue au secret médical). En ALD, l'arrêt de travail est généralement bien pris en charge. Prenez soin de vous d'abord — pas de pression à reprendre trop tôt.

Vérifiable

Sources médicales

  1. 01ESMO — European Society for Medical Oncology — Clinical Practice Guidelines
  2. 02ASCO — American Society of Clinical Oncology — Practice Guidelines
  3. 03Fondation Lalla Salma — Prévention et traitement des cancers
DL

Révision médicale

Dr. Lamia Berrada

Oncologue médicale, INO Rabat

Cet article a été vérifié médicalement le 29 avril 2026 selon les standards Sahha (E-E-A-T santé, sources OMS / HAS / Inserm / Ministère de la Santé du Maroc).

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⚠️ Disclaimer médical. Cet article est à visée informative et pédagogique. Il ne remplace pas l'avis d'un·e professionnel·le de santé. En cas de symptômes ou de doute, consultez votre médecin.

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Sommaire

  1. 01Chimiothérapie : principes et types
  2. 02Préparation au traitement
  3. 03Nausées et vomissements
  4. 04Fatigue et asthénie
  5. 05Alopécie et soins capillaires
  6. 06Neutropénie et infections
  7. 07Alimentation, sport, vie sociale
  8. 08Soins de support au Maroc

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