En bref
Réponses rapides aux questions essentielles
- Les vaccins du Programme National d'Immunisation sont-ils vraiment 100 % gratuits ?
- Oui, sans condition ni frais cachés. Tous les vaccins du calendrier obligatoire (BCG, hépatite B, vaccin pentavalent, pneumocoque, polio, rotavirus, rougeole-rubéole, HPV) sont entièrement gratuits dans les Centres de Santé Urbains et Ru…
- Mon enfant a accumulé du retard sur plusieurs vaccins, dois-je tout recommencer ?
- Non. Les doses déjà reçues restent valables, quel que soit le temps écoulé depuis la dernière injection, et on ne recommence jamais tout. Allez rapidement chez un pédiatre ou au centre de santé de votre quartier avec le carnet de santé d…
- Le vaccin HPV est-il obligatoire pour les filles au Maroc ?
- Depuis octobre 2022, le vaccin HPV fait partie du Programme National d'Immunisation. Il est proposé gratuitement aux filles de 11 ans, scolarisées ou non : la vaccination se fait dans les structures de santé, et l'école sert surtout à in…
Sommaire (8)+
01Le Programme National d'Immunisation : un succès marocain de santé publique#
Le Programme National d'Immunisation (PNI) a été lancé officiellement en 1987 par le Ministère de la Santé, avec l'appui de l'OMS et de l'UNICEF. Il fournit gratuitement à tous les enfants nés au Maroc les vaccins essentiels recommandés par l'OMS, sans condition de couverture sociale, dans les Centres de Santé Urbains et Ruraux du pays. Selon les données OMS 2023, la couverture vaccinale nationale dépasse 95 %, ce qui place le Maroc parmi les meilleurs élèves de la région MENA.
La poliomyélite a disparu du Maroc depuis 1987. Avant la vaccination généralisée, elle laissait chaque année plusieurs dizaines d'enfants paralysés. La rougeole, qui provoquait des épidémies meurtrières dans les années 1980 (jusqu'à 1 000 décès d'enfants par an), était devenue rare. Elle est revenue quand la couverture a baissé dans certaines régions : partie du Souss-Massa en octobre 2023, l'épidémie a fait 19 515 cas et 107 décès en un peu plus d'un an selon le ministre de la Santé, et une campagne nationale de rattrapage a été lancée le 28 octobre 2024 pour les moins de 18 ans. La diphtérie, le tétanos néonatal et les formes graves de coqueluche, longtemps parmi les grandes causes de mortalité infantile, sont devenus exceptionnels. Le BCG a fait chuter de 80 % l'incidence de la tuberculose infantile invasive. Quant à l'hépatite B chronique de l'enfant, souvent transmise par la mère à la naissance, elle est devenue rare depuis que la vaccination des nouveau-nés est systématique, en 1999.
Outil santéCalculer mon remboursement CNSSLe PNI compte aujourd'hui plus de 12 vaccins, qui protègent contre une vingtaine d'agents infectieux, et il intègre au fil du temps les vaccins validés par l'OMS. Le vaccin contre le rotavirus est arrivé en 2010 et a réduit de 40 % les hospitalisations pour gastroentérite chez les moins de 5 ans. Le vaccin HPV, proposé aux filles depuis 2022, devrait à terme faire presque disparaître le cancer du col de l'utérus chez les femmes vaccinées avant tout contact avec le virus.
Sur le terrain, le programme s'appuie sur plus de 2 000 centres de santé, sur des équipes mobiles qui se rendent dans les zones rurales isolées et sur des campagnes de rattrapage organisées chaque année. Le Ministère de la Santé, la médecine scolaire, les hôpitaux et les pédiatres libéraux se partagent le suivi des enfants. Le carnet de santé, où sont notés les vaccins et la croissance, est remis gratuitement à la naissance dans toutes les maternités.
02Le calendrier vaccinal complet par âge#
Les délais entre les doses sont fixés pour obtenir une bonne réponse immunitaire tout en protégeant le nourrisson le plus tôt possible contre les maladies qui le menacent le plus.
| Âge de l'enfant | Vaccins administrés | Maladies prévenues |
|---|---|---|
| Naissance et 4 premières semaines | HVB à la naissance, puis BCG + VPO 0 | Hépatite B + Tuberculose + Polio |
| 2 mois (8 semaines), puis 10 semaines | Pentavalent 1 + VPO 1 + Rotavirus 1, puis VPC 1 à 10 semaines | DTC-Hib-HVB + Polio + Rotavirus, puis Pneumocoque |
| 3 mois (12 semaines) | Pentavalent 2 + VPO 2 + Rotavirus 2 | DTC-Hib-HVB + Polio + Rotavirus (2e dose) |
| 4 mois (16 semaines), puis 18 semaines et 6 mois | Pentavalent 3 + VPO 3 + VPI + Rotavirus 3, puis VPC 2 à 18 semaines et VPC 3 à 6 mois | Idem avec le rotavirus (3e dose) et la polio injectable, puis Pneumocoque |
| 9 mois | Rougeole-Rubéole 1 | Rougeole, rubéole |
| 12 mois | VPC 4 (rappel) | Pneumocoque (rappel) |
| 18 mois | Rougeole-Rubéole 2 + DTC rappel 1 + VPO 4 | Rappel RR + DTC + polio |
| 5 ans | DTC rappel 2 + VPO 5 | Diphtérie, tétanos, coqueluche, polio |
| 11-13 ans | dT-VPI rappel + HPV (filles de 11 ans) | Tétanos-polio adulte + cancer col utérus |
Les injections sont rapprochées au début (2-3-4 mois, puis 9-12-18 mois) parce que c'est la période où le nourrisson est le plus exposé aux infections graves. Les anticorps transmis par sa mère en fin de grossesse diminuent, alors que son propre système immunitaire n'est pas encore mature. Vacciner tôt lui donne une immunité active avant d'entrer dans cette période.
Les rappels de 5 ans, juste avant l'entrée en primaire, et de 11-13 ans, avant l'adolescence, entretiennent l'immunité acquise dans la petite enfance au moment où l'enfant côtoie beaucoup plus de monde. À l'inscription scolaire, le carnet de vaccination est contrôlé, ce qui permet de repérer les doses manquantes et d'organiser un rattrapage si besoin.
03Les vaccins obligatoires intégrés au PNI gratuit#
Le BCG (bacille de Calmette et Guérin) protège contre la tuberculose, surtout contre les formes graves du jeune enfant : tuberculose disséminée et méningite tuberculeuse. Il est injecté dans la peau du bras gauche à la naissance ou au cours des 4 premières semaines de vie, comme le prévoit le calendrier national. Dans les semaines suivantes apparaît une petite réaction locale, une papule qui peut se creuser en ulcère superficiel puis cicatriser en quelques mois. C'est normal, et c'est même le signe que le vaccin a pris. La tuberculose circule encore au Maroc, d'où le maintien du BCG obligatoire à la naissance.
Le vaccin contre l'hépatite B (HVB) est fait une première fois dès la naissance, pour empêcher la transmission de la mère à l'enfant et protéger tôt contre une infection qui peut devenir chronique et grave. Les trois doses suivantes sont comprises dans le vaccin pentavalent à 2, 3 et 4 mois. Grâce à ce schéma, l'hépatite B chronique de l'enfant a beaucoup reculé au Maroc.
Le vaccin pentavalent (DTC-Hib-HB) réunit cinq protections en une seule injection. La diphtérie tuait par étouffement, à cause de fausses membranes qui obstruaient le larynx. Le tétanos est dû à une toxine bactérienne qui provoque des contractures généralisées mortelles. La coqueluche donne des quintes de toux qui peuvent asphyxier un nourrisson. L'Haemophilus influenzae de type b est une grande cause de méningite bactérienne chez le jeune enfant. La cinquième protection est l'hépatite B. Le pentavalent se fait en trois doses, à 2, 3 et 4 mois (8, 12 et 16 semaines), suivies de rappels DTC à 18 mois et à 5 ans, et c'est sans doute le vaccin le plus important du calendrier : aucune dose ne doit être sautée.
Le VPC (vaccin pneumococcique conjugué) protège contre Streptococcus pneumoniae, la bactérie responsable de pneumonies, de méningites et d'otites graves chez l'enfant. Depuis février 2023 et le passage au vaccin 13-valent, il se fait en quatre doses, à 10 semaines, 18 semaines, 6 mois et 12 mois, à 15 jours d'écart des autres vaccins. Depuis son introduction, les méningites à pneumocoque et les pneumonies bactériennes ont nettement reculé chez les enfants marocains.
Contre la poliomyélite, le Maroc associe deux vaccins : le VPO (vaccin polio oral), donné par la bouche, qui bloque mieux la transmission du virus dans la population, et le VPI (vaccin polio injectable), plus sûr. Le VPO se donne au cours des 4 premières semaines, à 2, 3 et 4 mois, à 18 mois et à 5 ans, et le VPI en une dose à 4 mois. La maladie a disparu du pays, mais ces vaccins entretiennent l'immunité collective au cas où le virus serait réintroduit depuis les pays où il circule encore (Pakistan, Afghanistan).
Le vaccin contre le rotavirus, trois doses par la bouche à 2, 3 et 4 mois (8, 12 et 16 semaines), protège contre la première cause de gastroentérite sévère du nourrisson. Depuis son introduction au Maroc en 2010, les hospitalisations d'enfants pour gastroentérite ont baissé de 40 %. Il doit être donné avant 6 mois (24 semaines au plus tard), car chez les nourrissons plus âgés il existe un risque, très faible, d'invagination intestinale.
Le vaccin rougeole-rubéole (RR) se fait en deux doses, à 9 mois et à 18 mois. La rougeole est très contagieuse (un malade contamine 15 à 18 personnes) et peut être grave : encéphalite, pneumopathie, surinfections et, des années plus tard, panencéphalite sclérosante subaiguë, rare mais mortelle. La vaccination l'avait presque fait disparaître du Maroc avant l'épidémie de 2023-2024. La rubéole est en général bénigne, sauf chez la femme enceinte au premier trimestre, où elle provoque de graves malformations chez le bébé.
Le vaccin HPV (papillomavirus) est le dernier entré au PNI, en octobre 2022, pour les filles de 11 ans. Il sert à prévenir, sur le long terme, le cancer du col de l'utérus. Le schéma initial de deux doses espacées de 6 mois a été remplacé par une dose unique, à donner de préférence avant le début de la vie sexuelle. La couverture reste très faible : environ 3 % des filles à 15 ans en 2024 selon l'OMS et l'UNICEF, alors que le ministère visait 50 % dès la première année. L'objectif est d'atteindre 90 %, comme le prévoit le plan de l'OMS pour éliminer le cancer du col d'ici 2030.
04Les vaccins recommandés non inclus au PNI#
D'autres vaccins, dont l'efficacité est établie, ne font pas (encore) partie du PNI gratuit. On les trouve dans le secteur privé, sur prescription médicale. Leur intérêt dépend de la famille, des voyages prévus et des facteurs de risque propres à l'enfant.
Le vaccin contre la varicelle est recommandé après 12 mois, de préférence avant l'entrée en collectivité. La varicelle est bénigne dans la grande majorité des cas, mais elle peut se compliquer chez certains enfants (pneumopathie varicelleuse, méningo-encéphalite, surinfections cutanées graves), et elle reste très pénible à vivre au quotidien. Il faut deux doses espacées de 4 à 8 semaines, à environ 350 MAD la dose en pharmacie.
Le vaccin contre l'hépatite A protège contre cette hépatite virale transmise par l'eau ou les aliments souillés par des selles, encore assez présente au Maroc. Il est surtout conseillé avant un voyage en zone d'endémie ou en cas d'antécédents dans la famille. Deux doses espacées de 6 mois, environ 250 MAD la dose.
Le vaccin méningococcique ACWY est conseillé avant un séjour dans la "ceinture africaine de la méningite" (Sahel, Afrique subsaharienne), exigé pour le pèlerinage à La Mecque, et utile en cas d'épidémie locale. Une dose suffit, pour environ 500 MAD.
Le vaccin contre la grippe saisonnière est recommandé chaque année dès 6 mois chez les enfants à risque (asthme, maladie cardiaque, diabète, immunodépression), et il rend service à tous les enfants qui vivent en collectivité. Une dose par an, environ 100-150 MAD. Le PNI le fournit gratuitement aux personnes à risque dans les CSU et CSR.
Les vaccins contre le méningocoque B et le ROR-V (rougeole-oreillons-rubéole-varicelle combinés) existent aussi dans certains pays et sont ajoutés progressivement selon les recommandations.
Plusieurs mutuelles complémentaires, privées ou d'entreprise, prennent en charge ces vaccins recommandés. La CNOPS en rembourse partiellement certains sur prescription médicale.
05Le rattrapage en cas de retard#
Il arrive qu'un enfant prenne du retard dans son calendrier : maladie le jour du rendez-vous, oubli, déménagement, période difficile pour la famille. Dans tous les cas, il n'est jamais nécessaire de tout recommencer. Les doses déjà reçues restent valables, quel que soit le temps écoulé.
Le pédiatre ou le médecin du centre de santé établit le schéma de rattrapage selon l'âge de l'enfant, les doses déjà faites (inscrites dans le carnet de santé), les vaccins qui manquent et l'urgence liée aux expositions. Il respecte les délais minimaux entre deux doses d'un même vaccin, en général 4 à 8 semaines, et rattrape le retard progressivement, sans précipitation. Plusieurs vaccins peuvent être faits le même jour (on parle de "co-administration"), ce qui limite les déplacements et accélère la mise à jour.
Si votre enfant a du retard, prenez rendez-vous au plus vite au centre de santé le plus proche ou chez votre pédiatre, avec le carnet de santé. Le médecin vous remettra un planning de rattrapage. La plupart des retards se rattrapent sans difficulté en quelques mois, et plus vous commencez tôt, plus vite l'enfant est protégé.
Pour un enfant adopté ou né à l'étranger dont le carnet est incertain ou perdu, une sérologie (dosage des anticorps) permet de vérifier l'immunité déjà acquise et d'adapter le rattrapage. L'examen coûte plus cher, mais il évite des doses inutiles dans ces situations particulières.
06Les effets secondaires normaux et les vraies urgences#
Comme tout acte médical, un vaccin peut avoir des effets indésirables. La plupart sont bénins et passent seuls ; quelques-uns, très rares, demandent de consulter en urgence.
Les effets bénins sont fréquents et montrent que le système immunitaire réagit. Une fièvre modérée (inférieure à 38,5°C) dans les 24 à 48 heures qui suivent touche 30-50 % des enfants. Si elle gêne l'enfant, elle se traite par paracétamol pédiatrique (15 mg/kg toutes les 6 heures). Une rougeur ou un gonflement au point d'injection est courant ; il devient en général indolore au bout de quelques heures, et une compresse fraîche soulage. Le nourrisson peut être irritable, pleurer davantage ou paraître mal pendant 1 à 2 jours. Une somnolence passagère ou un appétit un peu diminué pendant 24 à 48 heures sont aussi normaux.
Certains vaccins donnent des réactions particulières. Le BCG laisse souvent une petite ulcération locale qui cicatrise seule en plusieurs semaines à plusieurs mois, sans aucun traitement. Le vaccin RR peut provoquer une éruption passagère 7 à 10 jours après l'injection ; cette réaction attendue n'est pas contagieuse. Le vaccin contre la coqueluche peut donner une fièvre plus forte (jusqu'à 39°C) et de l'irritabilité pendant 24-48 heures.
Les vraies urgences sont rares (quelques cas par million de doses pour l'allergie grave, environ 1 convulsion fébrile pour 3 000 à 4 000 enfants vaccinés par le ROR), mais il faut savoir les reconnaître. Une fièvre au-dessus de 40°C qui ne baisse pas avec les antipyrétiques en fait partie, comme des convulsions fébriles dans les heures qui suivent le vaccin. Une réaction allergique grave (visage qui gonfle, gêne respiratoire, urticaire généralisée, choc anaphylactique) peut survenir dans les minutes ou les heures après l'injection : c'est pour cela que l'enfant reste en observation 15 minutes après le vaccin. Il faut aussi s'inquiéter d'une apathie ou d'une somnolence inhabituelles et marquées, ou d'un épisode d'hypotonie-hyporéactivité, quand l'enfant devient mou, pâle et ne réagit presque plus. Dans chacune de ces situations, appelez le 141 ou le 15 et consultez en urgence. Ces accidents restent rares, et le risque lié au vaccin est très inférieur à celui des maladies qu'il prévient.
07Où se faire vacciner concrètement#
Pour les vaccins gratuits du PNI
Les Centres de Santé Urbains (CSU) et les Centres de Santé Ruraux (CSR), présents dans toutes les communes, administrent gratuitement tous les vaccins du calendrier obligatoire. Venez avec la carte nationale d'identité d'un parent et le carnet de santé de l'enfant. Aucune affiliation à une couverture sociale n'est demandée : le PNI couvre tous les enfants nés au Maroc.
Les hôpitaux publics et les CHU ont aussi des services de pédiatrie qui vaccinent, en particulier les enfants dont l'état de santé demande un avis spécialisé (immunodéprimés, prématurés, enfants atteints d'une cardiopathie congénitale).
Pour les vaccins recommandés payants
Le cabinet du pédiatre en ville est l'option la plus simple : il conseille selon la situation de la famille, prescrit le vaccin et l'administre. Les cliniques privées ont aussi des services de pédiatrie. Les pharmacies délivrent certains vaccins sur prescription médicale, mais l'injection doit ensuite être faite par un médecin ou une infirmière. Pour les voyages, l'Institut Pasteur du Maroc (Casablanca, Tanger) et certains aéroports proposent des consultations de vaccinations internationales.
08Le carnet de vaccination, document essentiel#
Le carnet de santé remis gratuitement à la naissance est à conserver toute la vie. Il indique pour chaque vaccin la date, le lieu, la marque et le numéro de lot, ce qui permet de retracer l'historique si une question médicale se pose des années plus tard.
On vous le demandera dans plusieurs situations : inscription scolaire (crèche, maternelle, primaire, collège, lycée, avec vérification que les vaccins sont à jour), colonie de vacances ou camp d'été, voyage à l'étranger (visa long séjour pour les études, pèlerinage à La Mecque, immigration), et plus tard pour le dossier médical d'adulte, car certaines décisions de traitement tiennent compte des vaccins reçus dans l'enfance. Rangez-le en lieu sûr et prenez-le en photo, au cas où vous le perdriez.
Un carnet de santé numérique est en cours de déploiement par le Ministère de la Santé via l'application Santé Maroc. Il permettra de consulter et de partager le carnet à distance, ce qui facilitera la coordination entre soignants et le suivi des rattrapages.
09La couverture vaccinale, enjeu collectif#
Quand une part suffisante de la population est vaccinée (95 % pour la rougeole, par exemple), le virus ne trouve plus assez de personnes à infecter et cesse de circuler. Cette immunité collective, ou immunité de groupe, protège aussi ceux qui ne peuvent pas être vaccinés : très jeunes nourrissons, personnes immunodéprimées, allergiques à un composant du vaccin.
Quand la couverture baisse, des maladies qu'on croyait disparues reviennent. Plusieurs pays européens ont connu ces dernières années des épidémies de rougeole après être passés sous le seuil critique. Le Maroc l'a vécu en 2023-2024 : la couverture, longtemps au-dessus de 95 %, était tombée autour de 77 % dans certaines régions, et la rougeole est repartie. Vérifier le carnet de son enfant et rattraper les doses manquantes reste le meilleur moyen d'éviter un nouvel épisode.
Faire vacciner son enfant selon le calendrier officiel le protège lui, et protège en même temps les enfants les plus fragiles, qui ne peuvent pas recevoir ces vaccins eux-mêmes.
Foire aux questions
Questions fréquentes
1Les vaccins du Programme National d'Immunisation sont-ils vraiment 100 % gratuits ?+
2Mon enfant a accumulé du retard sur plusieurs vaccins, dois-je tout recommencer ?+
3Le vaccin HPV est-il obligatoire pour les filles au Maroc ?+
4Quels vaccins prévoir avant un voyage à l'étranger avec un enfant ?+
5Les vaccins peuvent-ils causer l'autisme ?+
6Peut-on vacciner un enfant qui a un rhume ou une légère fièvre ?+
Vérifiable
Sources médicales
- 01Ministère de la Santé et de la Protection sociale, Programme National d'Immunisation — Calendrier national de vaccination 2023
- 02Médias24 — Infections à pneumocoques : un nouveau vaccin plus efficace disponible au Maroc (8 février 2023)
- 03Médias24 — HPV : face au faible taux d'adhésion, une réunion nationale prévue pour revoir la stratégie vaccinale (14 janvier 2026)
- 04OMS/UNICEF — Couverture vaccinale HPV au Maroc (estimations WUENIC)
- 05OMS — L'OMS actualise ses recommandations sur le schéma de vaccination HPV (20 décembre 2022)
- 06OMS — Vaccins contre le papillomavirus humain : note de synthèse de l'OMS, décembre 2022
- 07Hespress — Health Ministry launches vaccination against cervical cancer for 11-year-old female students (2022)
- 08OMS EMRO, Eastern Mediterranean Health Journal — Ezzine et al., Trends for rotavirus acute gastroenteritis before and after vaccine introduction, Morocco 2006-2014 (2021)
- 09Cochrane — Arbyn M et al., Prophylactic vaccination against human papillomaviruses to prevent cervical cancer and its precursors (2018)
- 10JAMA Psychiatry — Bai D et al., Association of Genetic and Environmental Factors With Autism in a 5-Country Cohort (2019)
- 11EMA — Rotarix, résumé des caractéristiques du produit (EPAR)
- 12CDC, MMWR 2008;57(10) — Recommandations de l'ACIP sur le vaccin combiné RORV (convulsions fébriles après ROR)
- 13National Academies — Adverse Effects of Vaccines : Evidence and Causality (2012)
- 14Santé publique France — Épidémie de rougeole au Maroc : recommandations aux voyageurs
- 15Le Desk — Santé publique : 107 décès dus à la rougeole en un an (bilan du ministre de la Santé)
- 16Médias24 — Rougeole : la baisse de la couverture vaccinale met le Maroc en alerte
- 17Ministère de la Santé Maroc — Programme National d'Immunisation
- 18OMS — Couverture vaccinale Maroc (profil pays)
- 19UNICEF — Vaccination au Maroc
- 20Institut Pasteur Maroc — Vaccins disponibles
- 21Société Marocaine de Pédiatrie — Recommandations vaccinales
Méthode éditoriale
Équipe Sahha
Cet article a été rédigé avec l'aide de l'IA, puis relu par l'équipe éditoriale Sahha à partir des sources citées ci-dessus. La relecture médicale par des médecins nommés est en cours de mise en place.
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