Sommaire (8)+
01Dysfonction érectile#
La dysfonction érectile (DE) ou trouble de l'érection est l'incapacité persistante d'obtenir et/ou de maintenir une érection suffisante pour une activité sexuelle satisfaisante. > 3 mois, parfois pas occasionnel — gêne dans la vie sexuelle ; éjaculation précoce, baisse libido, troubles orgasmiques. Érections perdues parfois, parfois difficultés fréquentes, ainsi que impossibilité quasi-permanente.
30 % des hommes > 40 ans, ainsi que 40 % à 40 ans et 70 % > 70 ans, parfois > 150 millions, attendu 322 millions en 2025. Au 1,5-2 millions concernés, ainsi que augmente avec l'âge et tabou, sous-consultation.
Couple, estime de soi, ainsi que marqueur cardiovasculaire : DE peut précéder MCV de 3-5 ans (signal d'alerte) ; traitements efficaces disponibles — briser le tabou : essentiel.
Stimulation sexuelle (visuelle, tactile, mentale), parfois influx nerveux parasympathique, ainsi que NO (oxyde nitrique) libéré — dilatation artères du pénis, remplissage corps caverneux, érection maintenue par compression veines.
Toute atteinte vasculaire, nerveuse, hormonale, psychologique peut causer DE.
02Causes principales#
Les causes principales sont plaques dans artères péniennes ; HTA, diabète, dyslipidémie : facteurs majeurs, parfois tabagisme — DE = "marqueur" cardiovasculaire précoce.
Les causes principales sont neuropathie autonome, chirurgie prostate (prostatectomie radicale) : 50-90 % DE post-op selon nerves, parfois traumatismes médullaires ; sclérose en plaques, AVC, Parkinson, chirurgie pelvienne.
Les causes principales sont hypogonadisme (testostérone basse) : 5-10 % et hyperprolactinémie ; dysthyroïdie.
Les causes principales sont β-bloquants, diurétiques (thiazidiques surtout), parfois ISRS (50 % effets sexuels) et anti-androgènes (cancer prostate), souvent finastéride, dutastéride (HBP), antipsychotiques, opioïdes et cannabis chronique, cocaïne, souvent alcool excessif.
Les causes principales sont anxiété de performance ; dépression et stress chronique, parfois conflits couple, traumatismes sexuels. DE psychogène : érections nocturnes/matinales conservées (signe). Les causes principales sont maladie de La Peyronie (induration des corps caverneux), souvent priapisme récidivant ; traumatismes péniens, pelvien et chirurgie locale. Les causes principales sont sédentarité, parfois obésité ; alcool, tabac — drogues, manque de sommeil, stress. Les causes principales sont majoritaires.
03Diagnostic et bilan#
Le diagnostic repose sur durée, sévérité, circonstances — préservées en DE psychogène, perdues en DE organique, ainsi que associée et préservés, diabète, HTA, MCV, chirurgies, médicaments, ainsi que tabac, alcool, sport, stress, parfois dynamique relationnelle.
Échelle IIEF-5 (International Index of Erectile Function) : 5 questions, score < 21 = DE. Le diagnostic repose sur poids, TA, signes cardiovasculaires, ainsi que pénis (Peyronie ?), testicules (volume), pilosité et sensibilité périnéale, réflexes, souvent prostate (HBP, cancer).
Le diagnostic repose sur glycémie, HbA1c (diabète), parfois bilan lipidique, TSH ; testostérone matinale (à jeun, 8-10 h) : éliminer hypogonadisme. Normale > 3 ng/mL ; basse < 2,5 ng/mL : refaire + LH, prolactine, SHBG — > 50 ans, ainsi que NFS, créatinine, bilan hépatique.
Le diagnostic repose sur écho-doppler pénien : DE vasculaire ; PSA suivi, souvent neuropathie. DE = marqueur MCV, parfois stratification risque systématique ; ECG, écho cardiaque, test d'effort selon — avant prescription IPDE5 (sécurité). Le diagnostic repose sur éjaculation précoce (autre) ; trouble libido (autre), souvent psychologique pur (érections matinales/nocturnes conservées).
04Inhibiteurs PDE5#
Inhibiteurs de la phosphodiestérase 5 (IPDE5). Inhibent PDE5 : enzyme dégradant cGMP — augmentent cGMP intracellulaire et prolongent érection (uniquement avec stimulation sexuelle, pas spontanée). 25-50-100 mg et 1ère molécule (1998), 30-60 min. 4-6 h, parfois prendre à jeun (1 h avant repas) : meilleure absorption (vs après repas gras). 10-20 mg à la demande — prise quotidienne, souvent 30 min. 24-36 h ("week-end pill"), parfois flexibilité, possible indication HBP en quotidien. 5-20 mg, intermédiaire, ainsi que moins utilisé. Plus rapide (15 min). Moins disponible. 70-80 % de réponse. Moindre dans certaines causes (post-prostatectomie, diabétique sévère).
5-15 %, 10-20 %, souvent dyspepsie, congestion nasale — trouble vision transitoire (sildénafil ++) : bleu/vert, myalgies, lombalgies (tadalafil) et NAION (neuropathie optique antérieure ischémique), très rare.
Dérivés nitrés (trinitrine, isosorbide) : risque hypotension grave, infarctus, stimulants sGC (riociguat), cardiopathie sévère (post-IDM récent < 6 sem, IC sévère, angor instable, arythmie sévère). Antiviraux, antifongiques azolés (kétoconazole, itraconazole), érythromycine (augmentent concentration) et adapter dose, risque hypotension, espacer — alcool modéré. 30-100 MAD/comprimé et 100-300 MAD — remboursement variable (souvent partiel). Vérifier prise correcte (estomac vide, attente, stimulation), ainsi que changer molécule, augmenter dose — combiner traitements. 2e ligne thérapeutique.
05Injections intracaverneuses#
Injections directes dans les corps caverneux. Prostaglandine E1 ; injection dans corps caverneux (côté pénis) — 5-40 µg, souvent 5-15 min. 30-60 min. 70-90 %. Formation par urologue, auto-injection à domicile, parfois aiguille très fine et rotation des sites. 30 %, parfois 5-10 %, priapisme prolongé > 4 h : urgence (1-3 %) ; fibrose locale (long terme). Efficace où IPDE5 échouent, fiable. Technique invasive — inhibition spontanéité ; adaptation psychologique. Mélanges ("trimix") : Alprostadil + papaverine + phentolamine, ainsi que préparations magistrales — effets combinés ; moins utilisés maintenant.
Alprostadil disponible (Edex), coût : 200-400 MAD/injection ; remboursement variable.
06Vacuum, prothèses péniennes#
Dispositif mécanique : cylindre + pompe + anneau, souvent vide créé autour pénis → afflux sang et maintient érection ; non invasif, sans médicament. 70-80 % et préliminaires longs, esthétique, ainsi que âge avancé, CI IPDE5, post-prostatectomie.
Dernière ligne thérapeutique, implantation cylindres dans corps caverneux. Bâtonnet flexible — simple, fiable, souvent érection permanente (esthétique), ainsi que moins coûteux. Réservoir abdominal + cylindres + pompe scrotale ; érection à la demande et résultats plus naturels — coût plus élevé. 5-10 %. DE sévère réfractaire à IPDE5 + injections, souvent post-prostatectomie sans réponse — maladie de La Peyronie sévère, désir patient. 80-90 % patients + partenaires, durée prothèse : 10-15 ans. 1-3 % ; 5-10 %, parfois rare, souvent destruction corps caverneux : pas de retour possible. Disponibles ; centres spécialisés (Casablanca, Rabat), ainsi que coût : 50 000-150 000 MAD selon type, souvent prise en charge variable.
07Mode de vie et prévention#
La prévention repose sur améliore DE 30-60 %. 150 min/semaine modérée, améliore circulation, hormones, humeur ; réduit DE 30-50 % et marche, vélo, natation, musculation.
La prévention repose sur excellent, parfois fruits, légumes, oméga-3, légumineuses, ainsi que graisses saturées, sucres rapides, fast-food, souvent précurseur NO (effets modestes), protéines suffisantes.
La prévention repose sur perdre 5-10 % si surpoids ; améliore DE significativement et réduit comorbidités. La prévention repose sur arrêt absolu, bénéfice rapide (semaines). La prévention repose sur modéré (< 2 verres/j). DE chronique. La prévention repose sur sport, méditation, yoga, ainsi que TCC si DE psychogène — soutien psychologique. 7-9 h ; à dépister (DE associée), parfois CPAP améliore DE en cas de SAS. La prévention repose sur communication ouverte, dédramatiser — soutien mutuel, ainsi que sexothérapie parfois utile.
La prévention repose sur équilibre glycémique strict — équilibre, choix antihypertenseurs (éviter β-bloquants si possible), souvent statines + mode de vie, ainsi que traitement, ISRS dénombre effets sexuels (changer molécule si DE).
Si hypogonadisme confirmé : substitution (gel, injection) et antécédents cancer prostate, bilan urologique avant. La prévention repose sur effets modestes, souvent preuves limitées, parfois peu d'évidence, ainsi que émergent, prometteur (LiSWT). La prévention repose sur éviter "miracles" sur internet (risques), médecin seulement pour prescription, souvent médicaments sans ordonnance : dangereux. La prévention repose sur rééducation pénienne précoce : IPDE5 quotidiens, ainsi que injections intracaverneuses et prothèse si échec à 2 ans.
08Ressources au Maroc#
Rabat, Casa, Fès, Marrakech, Oujda et présents grandes villes ; sous-spécialité émergente — Sahha.ma annuaire spécialisé.
Consultation urologue : 400-800 MAD, souvent bilan biologique : 300-700 MAD — bilan cardiovasculaire : 500-1 500 MAD et IPDE5 (sildénafil 100 mg) : 30-100 MAD/cp génériques. Tadalafil 20 mg : 50-150 MAD/cp. Alprostadil injection : 200-400 MAD et vacuum : 1 500-3 500 MAD, prothèse pénienne : 50 000-150 000 MAD — remboursement variable.
1, souvent consulter (généraliste ou urologue)
2, facteurs de risque, hormonal, cardiovasculaire
3 — mode de vie + IPDE5 (1ère ligne)
- 12e ligne si échec : injections, vacuum
5, prothèse si très réfractaire
6 ; TCC, sexothérapie si dimension psychologique.
Fréquente, traitable, briser silence, ainsi que soutien couple. Communication et éviter stigmatisation — sexothérapie en couple si nécessaire. Rigueur dans habitudes, parfois observance traitements, ainsi que effet 4-12 sem mode de vie. AMSEP (Maroc) : santé sexuelle, ainsi que groupes WhatsApp/Facebook ; sexothérapeutes. Ondes de choc basse intensité (LiSWT) : prometteur — thérapies géniques, ainsi que cellules souches, souvent anti-PDE oraux nouvelle génération, médecine personnalisée.
DE = fréquente (30 % > 40 ans), ainsi que causes vasculaires, neurologiques, hormonales, psy, médicamenteuses, parfois 1ère ligne efficace, souvent mode de vie essentiel. DE = marqueur cardiovasculaire, consulter.
Foire aux questions
Questions fréquentes
1Le Viagra (sildénafil) est-il dangereux ?+
2La dysfonction érectile est-elle un signe d'autre maladie ?+
3Que faire si le sildénafil ne marche pas ?+
Vérifiable
Sources médicales
Révision médicale
Dr. Mehdi Berrada
Urologue, andrologue
Cet article a été vérifié médicalement le 29 avril 2026 selon les standards Sahha (E-E-A-T santé, sources OMS / HAS / Inserm / Ministère de la Santé du Maroc).
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