Sommaire (8)+
01Qu'est-ce que l'arthrose ?#
L'arthrose ou ostéoarthrite (OA) est une maladie articulaire dégénérative caractérisée par la destruction progressive du cartilage articulaire, avec remaniements de l'os sous-chondral, ostéophytose et inflammation synoviale modérée.
Composante surcharge, traumatismes, ainsi que composante inflammatoire chronique : cytokines (IL-1, TNF-α) — composante métabolique et composante génétique. La plus fréquente, souvent hanche (coxarthrose) — rachis (cervical, lombaire) et mains (interphalangiennes distales/proximales, base pouce), plus rare.
30 % des > 65 ans (radiographique), souvent 15 % symptomatiques — prédominance féminine après 50 ans (ménopause) et augmente avec âge, obésité. Au ~ 4-6 millions d'adultes touchés (estimations), vieillissement population, obésité, sédentarité.
1ère cause de douleur chronique chez le sujet âgé, souvent handicap fonctionnel majeur — 2e cause de maladie professionnelle, coût économique majeur (arrêts maladie, consultations, prothèses), chirurgie prothétique : transformation pronostic.
02Facteurs de risque#
Les facteurs en jeu sont âge > 50 ans et sexe féminin (post-ménopause), ainsi que antécédents familiaux, malformations articulaires (dysplasie hanche), genu varum/valgum, fractures articulaires, lésions méniscales/ligamentaires (LCA).
×3 risque genou, ×2 hanche, ainsi que sédentarité, souvent métiers physiques (BTP, agriculture, port charges) et sport intensif répétitif (football, course longue, tennis), lésions méniscales (rupture LCA → arthrose 50 % à 15 ans) — maladie osseuse sous-jacente : maladie de Paget, ostéonécrose, ainsi que déficit vitamine D (controversé).
20-25 % des adultes — professions physiques : BTP, agriculture et sport sans préparation, intolérance, raideur.
03Arthrose du genou (gonarthrose)#
Le plus fréquent (genu varum aggrave), genu valgum — fémoro-patellaire (rotule) et forme évoluée.
À l'effort, marche, escaliers, ainsi que dérouillage matinal court (< 30 min), souvent gonflement intermittent (épanchement) — craquements, limitation des amplitudes (flexion limitée), ainsi que boiterie, descente d'escaliers difficile (fémoro-patellaire) et station debout prolongée difficile.
Progressive sur années, poussées congestives (douleurs nocturnes, raideur, gonflement) entre périodes plus calmes, handicap fonctionnel croissant. Déformation (varus, valgus, flexum), kyste poplité, interligne articulaire, points sensibles, souvent flexion 130°, extension 0° (perte progressive) ; choc rotulien (épanchement), grinding test. Épanchement chronique ; rupture kyste poplité — chondrocalcinose associée et handicap sévère.
04Arthrose de la hanche (coxarthrose)#
30-50 % (sous-couverture toit acétabulaire ou conflit fémoro-acétabulaire), ainsi que nécrose tête fémorale, fractures et ostéonécrose aseptique, souvent Paget. 30-40 %.
, souvent inguinale (Scarpa) : typique, fessière, parfois confondue avec lombosciatique ; peut atteindre genou (douleur projetée), dérouillage matinal court, parfois boiterie ; limitation rotation interne en premier — se chausser, croiser les jambes, monter escaliers, flexum progressif.
Rotation interne diminuée précocement, parfois limitation tardive et examen lombaire : éliminer cruralgie. Chronique, progressive, ainsi que rapidement destructrice dans certaines formes (mois à années) — handicap rapidement invalidant.
05Diagnostic et imagerie#
Le diagnostic repose sur diagnostic clinique + radiographique. Douleur mécanique et antécédents traumatiques, professionnels, familiaux — impact fonctionnel (escaliers, marche, sommeil). Le diagnostic repose sur selon articulation.
Le diagnostic repose sur examen clé, suffisant pour diagnostic, parfois, genou : face en charge debout (essentielle), profil, rotule axiale (Schuss) — hanche : bassin face, hanche profil., ainsi que pas de signe — ostéophytes douteux et ostéophytes présents, espace articulaire normal, pincement modéré, pincement sévère, déformation.
Le diagnostic repose sur pincement articulaire (perte cartilage) ; ostéophytes marginaux, parfois condensation sous-chondrale, géodes sous-chondrales, déformation dans formes sévères. Non systématique, suspicion ostéonécrose, lésions méniscales/ligamentaires associées, bilan pré-chirurgical. Visualise cartilage, méniques, ligaments. Bonne pour détecter épanchements, kystes. Guide infiltrations. Le diagnostic repose sur non spécifique dans arthrose pure ; normales et acide urique si suspicion goutte, parfois si doute polyarthrite (FR, anti-CCP, ANA), uricémie, calcémie : selon contexte.
Le diagnostic repose sur symétrique, inflammatoire, nodules, déformations différentes et goutte (microcristalline), parfois chondrocalcinose (pyrophosphate), ainsi que arthropathies infectieuses, algodystrophie, souvent ostéonécrose aseptique et fractures de fatigue ; bursites, tendinites.
06Traitement médical#
- 1Mesures hygiéno-diététiques (essentielles) :
-10 % poids = -50 % charge sur genou (étude IDEA), souvent ; recommandés — éviter sports impact (course intensive, sauts, sports contact), renforcement musculaire quadriceps (gonarthrose), fessiers (coxarthrose), parfois 10-30 séances, souvent compréhension maladie, autogestion, adaptations activité quotidienne : ergonomie, aides techniques.
1ère intention, parfois 1 g × 3-4/jour, ainsi que effet modeste mais sûr.
Le traitement comprend plus efficaces sur douleur arthrosique, souvent ibuprofène, diclofénac, naproxène, kétoprofène, parfois ulcère, IR sévère, IC, anticoagulants et alternative dans formes localisées (moins effets systémiques), durée courte (< 2 sem) habituellement, inhibiteurs sélectifs COX-2 (célécoxib) : moins de risque digestif, mais cardiovasculaire, gastroprotection (IPP) si à risque.
En cas d'échec paracétamol, souvent 50-100 mg × 4/j — nausées, vertiges, dépendance modérée et attention sujet âgé (chutes). NON au long cours. Réservés à très court terme. Le traitement comprend approuvée arthrose chronique (effet antalgique central). Intéressante si douleurs neuropathiques associées.
Le traitement comprend efficacité débattue, sans effet secondaire, intéressante mais effets digestifs (Maroc : disponible), ainsi que insaponifiables avocat-soja (Piascledine) : effet modeste et pas de DMOAD validé majeur.
Le traitement comprend acétonide triamcinolone (Kenacort) ou méthylprednisolone, souvent 4-12 semaines de soulagement, ainsi que 3 infiltrations max/an par articulation, parfois risque infection (rare, < 1/10 000). Échographie ou fluoroscopie pour précision.
Le traitement comprend viscosupplémentation, ainsi que 1-3 injections — effet 3-6 mois, souvent utile dans formes modérées. Coût Maroc : 1 500-3 000 MAD/cure. Intérêt grandissant et 1-3 injections, résultats encourageants mais variables ; non systématiquement remboursé. Études en cours. Pas en pratique courante.
Le traitement comprend kinésithérapie régulière, souvent bains chauds, jets d'eau ; effet antalgique modeste, parfois électrostimulation, chaleur locale : bouillottes et poussées congestives ; opposée à l'articulation atteinte, souvent genouillères, semelles ortopédiques (varus/valgus). TCC pour douleur chronique.
Moulay Yacoub, Sidi Harazem, Oulmès et 3 semaines typiquement, souvent 2-3 mois en moyenne, parfois prise en charge sous conditions.
07Chirurgie et prothèses#
Échec traitement médical bien conduit, ainsi que douleur invalidante (EVA > 5-6) et handicap fonctionnel majeur, qualité de vie dégradée, lésions sévères radiographiques, pas de limite stricte.
Gonarthrose tricompartimentale ou bicompartimentale, parfois remplacement complet articulation, ainsi que PTG classique ou sur mesure (3D) — navigation ou robotique : amélioration précision, durée prothèse : 15-25 ans, souvent 6-12 mois ; 90 % satisfaits — infection (1-2 %), thrombose, descellement, raideur.
Prothèse uni-compartimentale du genou (PUG) : Arthrose isolée (1 compartiment), souvent moins invasive, ainsi que récupération plus rapide, parfois conversion en PTG possible si évolution.
Coxarthrose symptomatique, ainsi que remplacement tête fémorale + cotyle et antérieure (Hueter), postérieure, ciment, sans ciment, hybrides, paire céramique-céramique ou polyéthylène, parfois résultats excellents : 95 % satisfaits, souvent 15-25 ans et 6-12 sem, infection (1-2 %), luxation (1-3 %), descellement (long terme).
Conservation articulation, souvent genu varum + arthrose médiale chez patient jeune ; ostéotomie fémorale, parfois réservée à patients < 60 ans, lésions limitées. Lavage articulaire, débridement, souvent effet limité, parfois pas en routine pour arthrose, intéressant pour lésions méniscales associées. Disponibles dans CHU et privé, ainsi que Casa, Rabat, Fès, Marrakech, Oujda et émergent ; coût privé : 25 000-60 000 MAD (PTG, PTH), prise en charge significative ALD.
Hospitalisation 4-7 jours ; anticoagulation prophylactique 4-6 sem, parfois antalgiques, kinésithérapie précoce et intensive. J1, ainsi que autorisé selon technique, 3-6 mois et reprise activités : 6-12 sem, sport doux : 3-6 mois.
08Ressources au Maroc#
Rabat, Casa, Fès, Marrakech, Oujda ; présents grandes villes, Sahha.ma annuaire spécialisé.
Consultation : 400-800 MAD (privé) — radiographie : 100-300 MAD, souvent IRM : 2 500-4 500 MAD et AINS, paracétamol mensuel : 50-200 MAD. Infiltration corticoïde : 800-1 500 MAD, parfois viscosupplémentation : 1 500-3 000 MAD — kinésithérapie : 200-400 MAD/séance, souvent PTG/PTH : 25 000-60 000 MAD privé, prise en charge importante (ALD si chirurgie).
1, ainsi que douleurs articulaires mécaniques persistantes : généraliste/rhumato
2, radiographies + clinique
3, parfois 6-12 mois minimum
4, infiltrations si nécessaire
5, chirurgie si échec et critères
Perte poids prioritaire (obésité), ainsi que activité physique régulière adaptée, souvent marche, vélo, natation, éviter sports impact, alimentation méditerranéenne, supplémenter si carence et arrêt tabac (cicatrisation chirurgie).
Rampes escaliers et siège douche rehaussé, souvent chaussures confortables, semelles amortissantes — canne opposée. Patience — gestion des poussées, journal des douleurs ; soutien psychologique, activité sociale maintenue. DMOAD ciblés : sprifermine, lorecivivint, fasinumab, parfois cellules souches, ingénierie tissulaire, thérapie génique, souvent prédiction progression.
Arthrose = fréquente, traitable, parfois pierre angulaire (poids, activité) et antalgiques + kinésithérapie + infiltrations, souvent transformation pronostic. ALD au Maroc pour chirurgie, suivi rhumatologique régulier.
Foire aux questions
Questions fréquentes
1Faut-il opérer dès qu'on a de l'arthrose ?+
2Les compléments alimentaires (glucosamine, chondroïtine) sont-ils efficaces ?+
3Combien de temps dure une prothèse de hanche ou de genou ?+
Vérifiable
Sources médicales
Révision médicale
Dr. Aziz Tazi
Rhumatologue
Cet article a été vérifié médicalement le 29 avril 2026 selon les standards Sahha (E-E-A-T santé, sources OMS / HAS / Inserm / Ministère de la Santé du Maroc).
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