Sommaire (8)+
01La sexualité à la ménopause#
La ménopause marque la fin de la vie reproductive de la femme avec l'arrêt des règles, mais pas la fin de la vie sexuelle. C'est un mythe culturellement répandu, particulièrement au Maroc, qui a des conséquences néfastes en privant les femmes (et leurs partenaires) d'un épanouissement sexuel possible et souvent souhaité pendant 30-40 ans après la ménopause.
La transition ménopausique modifie cependant la sexualité féminine de plusieurs manières :
Carence œstrogénique entraînant atrophie vulvo-vaginale, sécheresse, modification du pH, baisse modérée de la testostérone (la femme produit aussi cette hormone) pouvant affecter la libido, parfois orgasmes moins intenses, plus longs à atteindre, amincissement des grandes et petites lèvres, perte d'élasticité, bouffées de chaleur, troubles du sommeil affectant indirectement la sexualité.
Changement de l'image corporelle, ainsi que redéfinition de la féminité (perte de la fertilité) ; parfois deuil de la jeunesse. Mais aussi : libération (fin de la contraception, des règles, des inquiétudes de grossesse), disponibilité (enfants partis), expérience sexuelle accumulée.
Couple vieillissant : routines, problèmes de santé du partenaire, dysfonction érectile possible, modifications de la dynamique familiale (départ des enfants).
Selon plusieurs études, à la ménopause :
50-60 % des femmes rapportent des modifications de la sexualité, 30-50 % ressentent une sécheresse vaginale gênante ; 20-40 % ont une baisse de libido — 15-30 % souffrent de dyspareunie (douleurs lors des rapports). Mais 30-40 % rapportent une vie sexuelle satisfaisante sans modification majeure. 15-20 % rapportent une amélioration de leur sexualité.
Au Maroc, ces aspects sont massivement sous-discutés par tabou culturel et religieux. Beaucoup de femmes souffrent en silence, sans savoir que des solutions efficaces existent. L'OMS considère la santé sexuelle comme un droit fondamental à tout âge. Les recommandations internationales encouragent les professionnels de santé à aborder ce sujet avec leurs patientes. La grande majorité des troubles sexuels post-ménopausiques se traitent efficacement. La sexualité à 60, 70, 80 ans peut être épanouissante avec une prise en charge adaptée.
02Sécheresse vaginale et SGUM#
La sécheresse vaginale est l'un des symptômes les plus fréquents et les plus traitables.
Le concept moderne est celui du « Syndrome Génito-Urinaire de la Ménopause » (SGUM) ou GSM (Genitourinary Syndrome of Menopause), qui regroupe les modifications atrophiques liées à la carence œstrogénique :
Atrophie de la muqueuse vaginale — modifications de la vulve (petites lèvres, vestibule), modifications urinaires (urètre, vessie).
Les œstrogènes maintiennent normalement :
L'épaisseur de la muqueuse vaginale (épithélium pluristratifié), ainsi que la lubrification (sécrétions cervicales et vaginales), la vascularisation des tissus ; la flore bactérienne (lactobacilles dominants, pH acide ~ 3,5-4,5). L'élasticité des tissus.
À la ménopause, la chute œstrogénique entraîne :
amincissement de la muqueuse (devient pâle, fragile, friable) ; réduction de la lubrification, ainsi que diminution de la vascularisation. Modification de la flore : disparition relative des lactobacilles, alcalinisation du pH (5-7), prolifération bactérienne anaérobie, perte d'élasticité vaginale, parfois rétrécissement progressif.
Sécheresse, brûlures, démangeaisons vulvo-vaginales et inconfort lors des rapports sexuels, parfois dyspareunie (douleurs), ainsi que saignements de contact (rapport, frottement), leucorrhées atypiques.
Infections urinaires récidivantes (perte de protection), souvent brûlures mictionnelles sans infection, ainsi que urgences mictionnelles et parfois incontinence urinaire d'urgence, pollakiurie.
Baisse de la lubrification, dyspareunie intromissionnelle (à l'entrée) ou de pénétration, ainsi que sensibilité, brûlures persistant après le rapport et évitement du rapport par crainte de la douleur, diminution de la libido secondaire à la dyspareunie.
Contrairement aux bouffées de chaleur qui s'estompent généralement après 5-10 ans, le SGUM s'aggrave progressivement sans traitement. La carence œstrogénique étant durable, les symptômes persistent et empirent au fil des années.
30-40 % des femmes en post-ménopause précoce et 50-70 % après 60 ans, souvent >80 % après 70-75 ans. Beaucoup de femmes considèrent (à tort) que c'est « normal » et n'en parlent pas. Vulve : pâleur, perte des grandes lèvres, érythème, ainsi que vagin : muqueuse pâle, lisse, fragile — col : atrophié, parfois saignement au contact du spéculum, PH vaginal > 5 (élevé). Examen cytologique montrant la prédominance des cellules basales et parabasales (vs cellules superficielles dans la pré-ménopause). Pas systématique en pratique. Le diagnostic est essentiellement clinique sur la combinaison de symptômes typiques + examen évocateur + contexte ménopausique.
Vaginites infectieuses (mycose, vaginose), ainsi que lichen scléreux (atrophie vulvaire avec composante auto-immune), dermites de contact, parfois maladies cutanéo-muqueuses (lichen plan, pemphigoïde).
03Baisse de libido : causes multiples#
La libido (désir sexuel) à la ménopause est influencée par de nombreux facteurs. Les causes principales sont impact modéré sur la libido directement, mais important via l'atrophie vulvo-vaginale (rapport douloureux → évitement → baisse de désir).
Les causes principales sont la femme produit aussi de la testostérone (par les ovaires et les surrénales), À la ménopause, baisse modérée mais réelle — la testostérone joue un rôle important dans la libido féminine et une baisse marquée peut contribuer à la perte de désir.
Hyperprolactinémie, à éliminer. Les causes principales sont douleurs au rapport → évitement → baisse de désir — sécheresse → inconfort → moins de plaisir, parfois diminution des sensations par modifications de la sensibilité.
De nombreux médicaments baissent la libido féminine :
antidépresseurs ISRS (paroxétine, sertraline, fluoxétine, escitalopram) : 30-70 % de baisse de libido — effet majeur et antipsychotiques, parfois bêta-bloquants (certains), antihistaminiques sédatifs, souvent anti-androgènes (rares utilisés chez la femme) — THM (peut paradoxalement augmenter ou baisser selon les modalités) ; contraception œstro-progestative orale (chez les femmes en péri-ménopause), chimiothérapie.
Une revue médicamenteuse est essentielle dans tout bilan de baisse de libido. Les causes principales sont prise de poids, modifications cutanées, vieillissement perçu négativement. Estime de soi. Les causes principales sont baisse de libido fréquente, la baisse de libido peut elle-même contribuer à la dépression. Anxiété, stress chronique professionnel ou familial. Les causes principales sont violences sexuelles, vécus difficiles. Peuvent ressurgir à la ménopause. Les causes principales sont conflits, lassitude, ressentiments, infidélité, manque de communication. Routine sexuelle sans renouvellement. Les causes principales sont dysfonction érectile, problèmes de santé, changement physique perçu.
Veuvage, divorce, célibat non choisi. Les causes principales sont nouveau partenaire après séparation, situations familiales complexes. Les causes principales sont diabète, HTA, maladies cardiovasculaires, troubles articulaires (douleurs limitant la position et l'activité). Fatigue chronique, insomnie. Surpoids, sédentarité. Au Maroc, plusieurs aspects spécifiques peuvent influencer la sexualité post-ménopausique :
Les causes principales sont valorisation culturelle de la jeunesse féminine — représentation de la sexualité comme étant prioritairement liée à la procréation, tabous autour de la sexualité féminine âgée, souvent manque d'éducation sexuelle de la femme tout au long de la vie, rôle de la femme dans la famille (grand-mère) parfois perçu comme incompatible avec une sexualité épanouie, inégalités dans les couples (la sexualité comme « devoir conjugal » plutôt que plaisir partagé), peu de femmes osent en parler avec leurs filles, amies, médecin.
Ces aspects culturels rendent la prise en charge plus complexe mais ne sont pas insurmontables.
L'HSDD (Hypoactive Sexual Desire Disorder) est défini comme une baisse persistante ou récurrente du désir sexuel et des fantaisies, causant une détresse personnelle ou des difficultés interpersonnelles.
Les causes principales sont la détresse, parfois une femme peut avoir une libido faible sans détresse — pas de pathologie, ainsi que si cela ne génère pas de souffrance personnelle ou conjugale, pas besoin de traitement, souvent À l'inverse, si cela cause de la détresse, prise en charge utile.
Évaluation par questionnaires validés (FSFI — Female Sexual Function Index, FSDS — Female Sexual Distress Scale). Les causes principales sont interrogatoire détaillé, examen gynécologique, bilan biologique selon contexte (testostérone, prolactine, TSH, hémoglobine, etc.).
04Dyspareunie et douleurs#
La dyspareunie (douleurs pendant les rapports) est très fréquente à la ménopause et largement sous-déclarée. Dyspareunie d'intromission (entrée) : douleur à la pénétration, localisée à l'orifice vulvo-vaginal. Souvent liée au SGUM (atrophie vulvaire), à des fissures, à des cicatrices.
Douleur lors de la pénétration profonde, souvent peut révéler :
Prolapsus génital, endométriose persistante (rare en post-ménopause) ; fibromes ou autres pathologies pelviennes. Adhérences post-chirurgicales. Pathologie digestive (sigmoïde sensible).
Douleur, brûlures, irritation persistant après le rapport. Souvent SGUM avec micro-fissures, irritations.
Contraction réflexe involontaire des muscles du périnée empêchant la pénétration. Plus fréquent chez les femmes jeunes mais possible à tout âge, parfois exacerbé par la peur après expériences douloureuses post-ménopausiques.
1, ainsi que SGUM → premiers rapports douloureux
2, souvent anticipation anxieuse au rapport suivant
3 ; manque de lubrification par anxiété et inhibition
4, nouveaux rapports douloureux
5, parfois évitement progressif
6 ; perte du désir, distance dans le couple.
Briser ce cercle vicieux nécessite une prise en charge globale (médicale + psychologique).
Recherche de signes d'atrophie, lésions cutanées, fissures. Le lichen scléreux doit être éliminé (atrophie vulvaire avec composante auto-immune, augmente le risque de cancer vulvaire — biopsie en cas de doute).
Muqueuse, élasticité, présence de cicatrices, prolapsus. Palpation des annexes, recherche de masses, douleur à la mobilisation utérine. Application d'un coton-tige humidifié sur différentes zones du vestibule pour cartographier les zones douloureuses (utile dans la vulvodynie ou le syndrome vestibulaire). Si suspicion de pathologie pelvienne associée. Dépendent de la cause identifiée. Le SGUM est la cause de loin la plus fréquente et la plus accessible aux traitements.
05Œstrogènes locaux et hydratants#
Les traitements locaux sont la première ligne pour le SGUM et ses conséquences sexuelles. Traitement de référence du SGUM. Restaurent localement la trophicité, la lubrification, le pH, la flore, l'élasticité.
80-90 % d'amélioration significative, ainsi que peu d'absorption systémique aux doses standards ; quasi-pas de contre-indications (à part cancer hormonodépendant actif), parfois utilisables à long terme (pour la majorité des femmes). Même proposés chez les patientes avec antécédents de cancer du sein, après discussion oncologique.
Estriol crème (Trophicrème, Colpotrophine) : application vaginale 1 fois/jour pendant 2-3 semaines, puis 1-2 fois/semaine en entretien, parfois estriol ovule (Trophigil, Estring) : 1 ovule par jour 2-3 semaines, puis 1-2/semaine, souvent estradiol crème (locale, faible dose), anneau vaginal à libération prolongée (3 mois) — pas largement disponible au Maroc.
Application le soir au coucher, parfois 2-3 semaines pour amélioration significative, ainsi que 1-2 fois par semaine indéfiniment, souvent amélioration des symptômes en 2-4 semaines.
Pas avant un rapport sexuel (dérangeant pour la partenaire — utiliser des hydratants/lubrifiants pour les rapports), traitement à vie (les symptômes reviennent à l'arrêt) — rares saignements au début (irritation transitoire).
80-200 MAD pour 1-2 mois de traitement. Disponibles en pharmacie sur ordonnance. Pour les femmes ne pouvant ou ne souhaitant pas utiliser d'œstrogènes locaux. Acide hyaluronique vaginal : Hydialine, Hyalogyn, Hyalofemme et application 2-3 fois par semaine, souvent hydratation prolongée des tissus, amélioration de la trophicité progressive. Polycarbophil (Replens) : agent hydratant longue durée. Vitamine E vaginale. Probiotiques vaginaux : restaurent la flore lactobacillaire (Lactobacillus crispatus, gasseri, etc.). Utiles en complément. 100-300 MAD par mois. À utiliser au moment du rapport sexuel (différent des hydratants qui s'utilisent en cure régulière). Plusieurs types :
KY Jelly, Durex Play, génériques, ainsi que bien tolérés, compatibles avec préservatifs, souvent plus longue tenue, plus onctueux, compatibles préservatifs — huile d'amande douce, huile de coco. Effet doux, mais incompatibles avec préservatifs latex (rupture).
À choisir selon préférence, à appliquer généreusement avant et pendant le rapport. Disponibles en pharmacie, parapharmacie, grandes surfaces au Maroc. Coût 30-150 MAD. Œstrogènes locaux en cure régulière (2-3 fois/semaine), hydratants en complément quotidien si très sec, souvent lubrifiants au moment du rapport. Cette combinaison donne d'excellents résultats chez la majorité des femmes. Technologie récente (10 ans). Laser CO2 fractionné ou Erbium délivrant de l'énergie thermique modulée dans la muqueuse vaginale, stimulant la régénération du collagène et de l'épithélium. SGUM modéré à sévère, alternative ou complément aux œstrogènes locaux, contre-indication aux œstrogènes.
3 séances espacées de 4-6 semaines, sans anesthésie ou anesthésie de surface, ambulatoire. Effets durables 1-2 ans, séances d'entretien annuelles.
Démontrée dans plusieurs études, mais qualité méthodologique parfois discutée. La FDA a émis un avertissement en 2018 sur certains usages non validés. La Société Américaine d'Obstétrique et de Gynécologie reconnaît un effet bénéfique sur les symptômes du SGUM mais avec prudence.
Au Maroc, laser vaginal disponible dans certaines cliniques gynécologiques et centres esthétiques médicaux. Coût élevé (3 000-8 000 MAD/séance), non remboursé. Autre technologie similaire, principe différent (énergie radiofréquence). Mêmes indications, résultats comparables. À discuter avec son gynécologue pour évaluer l'indication.
06THM et libido#
Le traitement hormonal de la ménopause (THM), prescrit pour les symptômes climatériques (bouffées de chaleur, troubles du sommeil), peut améliorer indirectement la sexualité :
Amélioration de la trophicité vulvo-vaginale (effet systémique des œstrogènes). Amélioration des bouffées de chaleur et troubles du sommeil → meilleure énergie, humeur. Effet sur la densité osseuse et la qualité de vie générale. Effet possible sur la libido (œstrogènes améliorant l'humeur, la trophicité et le confort général).
Œstrogènes seuls chez les femmes hystérectomisées. œstrogènes + progestatif chez les femmes avec utérus (prévient l'hyperplasie endométriale). Transdermique (gel ou patch) plutôt qu'orale (moins de risque thromboembolique). Symptômes climatériques significatifs altérant la qualité de vie, durant la fenêtre d'opportunité (10 ans après la ménopause ou avant 60 ans). Le THM seul ne traite pas la baisse de libido dans la majorité des cas. Si la libido reste basse malgré un THM bien conduit, d'autres causes ou approches doivent être considérées.
La testostérone chez la femme ménopausée à des doses faibles peut améliorer la libido. Recommandée par certaines sociétés savantes (International Menopause Society) en cas d'HSDD post-ménopausique confirmé, après échec ou en complément du THM.
Crèmes, gels, parfois patchs ou implants. Doses 5-10 fois inférieures à celles utilisées chez l'homme. Amélioration de la libido, parfois de l'humeur, de l'énergie, de la masse musculaire. Acné, hirsutisme léger, modification de la voix (rare aux doses faibles), profil lipidique, foie.
Au Maroc, l'utilisation de la testostérone chez la femme ménopausée pour la baisse de libido est peu pratiquée et reste hors AMM française dans cette indication. À discuter avec un endocrinologue ou gynécologue spécialisé.
Tibolone (Livial) : stéroïde synthétique avec activités œstrogénique, progestative et faiblement androgénique ; Effet positif sur la sécheresse, la libido, l'humeur, les bouffées de chaleur, parfois disponible au Maroc, prix variable (300-700 MAD/mois), souvent Précautions identiques au THM.
Flibansérine (Addyi) : médicament récent indiqué dans l'HSDD chez la femme pré-ménopausée, peu utile en post-ménopause. Pas largement disponible au Maroc. Bremelanotide (Vyleesi) : injection sous-cutanée à la demande. Activité au Maroc limitée.
07Couple et communication#
L'aspect relationnel est crucial. La sexualité de couple à la ménopause demande de la communication ouverte. Beaucoup de couples cessent les rapports progressivement par non-dit, malentendu, ou évitement de sujets gênants. Parler ensemble des modifications corporelles, des envies, des inconforts. Les difficultés de l'un sont souvent vécues comme un rejet par l'autre — la communication clarifie. La sexualité ne se résume pas à la pénétration. Caresses, massages, tendresse, baisers, relations orales, jeux érotiques — toute la palette intime peut être explorée et appréciée. La lubrification est plus lente à la ménopause, prendre le temps.
Positions adaptées : selon le confort articulaire, les douleurs, la mobilité. La position du missionnaire peut être douloureuse en cas de SGUM ou de prolapsus — varier. Lubrifiants au moment du rapport. Moments de tendresse non sexuels, complicité, projets communs. La DE chez le partenaire est très fréquente après 60 ans. Couplée à la sécheresse vaginale chez la femme, elle peut entraîner l'arrêt total des rapports si non discutée. IPDE5 chez l'homme (Viagra, Cialis) — cf, article spécifique, œstrogènes locaux + lubrifiants chez la femme, souvent communication, patience, exploration.
Très utile dans plusieurs situations :
Baisse de libido sans cause organique évidente, ainsi que conflits conjugaux liés à la sexualité ; traumatismes sexuels passés affectant la sexualité actuelle, parfois couple en grande difficulté de communication. Réapprentissage du plaisir après une période sans rapports. Exploration personnelle de la femme à la ménopause.
Approches : TCC, sensate focus, thérapie systémique de couple, EMDR pour les traumatismes. Médecin formé en sexologie, ou psychologue avec formation. Plusieurs sexologues qualifiés au Maroc dans les grandes villes. Aborder la sexualité avec une femme marocaine post-ménopausée demande de la délicatesse et du professionnalisme. Certaines patientes seront ouvertes, d'autres très fermées par éducation et culture.
Ne jamais imposer, créer un espace de confiance, normaliser ces sujets, expliquer les bénéfices possibles. Beaucoup de patientes sont reconnaissantes qu'on aborde le sujet, qu'elles n'osaient pas spontanément.
Peut être un atout pour briser la honte, permettre une première consultation à distance. L'éducation sexuelle post-ménopausique doit être encouragée dans le cadre de la santé féminine globale.
08Ressources au Maroc#
Le gynécologue est l'interlocuteur principal, compter 400-800 MAD la consultation au Maroc — plusieurs gynécologues sensibilisés à la sexualité féminine et à la ménopause.
Le sexologue pour les problématiques de couple, baisse de libido sans cause organique, traumatismes, sexothérapie, ainsi que compter 400-700 MAD la consultation ; sahha.ma référence des sexologues vérifiés.
Le médecin traitant ou généraliste est souvent le premier interlocuteur. Peut prescrire les œstrogènes locaux et hydratants, orienter si besoin. Le pour le retentissement psychologique, l'image corporelle, les troubles relationnels. L' si troubles hormonaux complexes (testostérone, prolactine).
Consultation gynécologue : 400-800 MAD, parfois consultation sexologue : 400-700 MAD, œstrogènes locaux : 80-200 MAD/mois — hydratants vaginaux : 100-300 MAD/mois. Lubrifiants : 30-150 MAD, souvent THM : 50-300 MAD/mois selon les molécules, tibolone : 300-700 MAD/mois ; laser vaginal : 3 000-8 000 MAD/séance. Testostérone (peu pratiquée chez la femme) : variable.
Consultations gynécologiques : forfait remboursé et œstrogènes locaux : remboursés sur prescription, souvent THM : remboursé selon les indications. Rare pour les troubles sexuels post-ménopausiques isolés, possible si associés à une pathologie chronique (cancer, post-radiothérapie pelvienne, etc.).
Plusieurs associations de santé féminine se développent au Maroc :
AMPF (Association Marocaine de Planification Familiale) ; société Marocaine de Ménopause — associations de patientes (cancer du sein, etc.).
Sensibilisation, ateliers, forums.
L'éducation thérapeutique comprend :
Comprendre les modifications de la ménopause et connaître les solutions disponibles ; savoir parler à son médecin (briser la honte) — intégrer la santé sexuelle dans la santé globale. Communiquer avec son partenaire.
Sahha.ma référence des gynécologues, sexologues, psychologues vérifiés dans toutes les grandes villes marocaines, avec téléconsultation possible — précieuse pour briser le tabou et permettre un premier contact discret.
Le la sexualité ne s'arrête pas à la ménopause. Les difficultés rencontrées (sécheresse, dyspareunie, baisse de libido) sont fréquentes et largement traitables et les solutions modernes sont efficaces et bien tolérées, souvent Oser en parler avec son médecin est essentiel. La sexualité épanouie après 50, 60, 70 ans est un droit et une possibilité réelle, à condition d'avoir l'information et l'accompagnement nécessaires.
Foire aux questions
Questions fréquentes
1Les œstrogènes locaux comportent-ils les mêmes risques que le THM ?+
2Peut-on retrouver une libido normale après la ménopause ?+
3Le laser vaginal est-il vraiment efficace ?+
Vérifiable
Sources médicales
Révision médicale
Dr. Amina Tazi
Gynécologue, sexologue
Cet article a été vérifié médicalement le 29 avril 2026 selon les standards Sahha (E-E-A-T santé, sources OMS / HAS / Inserm / Ministère de la Santé du Maroc).
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