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01Le psoriasis : une maladie inflammatoire chronique#
Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau, à composante immunologique et génétique, caractérisée par une prolifération accélérée des kératinocytes (cellules de l'épiderme) et une inflammation cutanée. Il touche 2-3 % de la population mondiale, soit environ 700 000 à 1 million de personnes au Maroc.
Le psoriasis se manifeste par des plaques rouges, épaisses, squameuses, le plus souvent symétriques, sur les zones d'extension (coudes, genoux), le cuir chevelu, le bas du dos, parfois généralisées. Il évolue par poussées entrecoupées de phases plus calmes, avec une chronicité sur des décennies.
Le il s'agit d'une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque par erreur la peau. Des lymphocytes T activés produisent des cytokines pro-inflammatoires (TNF-alpha, IL-17, IL-23, IL-22) qui stimulent la prolifération des kératinocytes (renouvellement en 4 jours au lieu de 28-30) et entretiennent l'inflammation. Cette compréhension a permis le développement des biothérapies ciblées qui ont révolutionné le traitement.
Le psoriasis est transmission familiale fréquente, plusieurs gènes identifiés (HLA-Cw6 et autres). Avoir un parent atteint multiplie le risque par 2-3, infections, stress, traumatismes cutanés, médicaments, alcool, tabac.
Le psoriasis débute le plus souvent à l'adolescence ou chez l'adulte jeune (20-30 ans), avec un second pic plus tardif (50-60 ans). Mais il peut commencer à tout âge, y compris dans l'enfance.
L'impact sur la qualité de vie est majeur, souvent sous-estimé :
Gêne physique (démangeaisons, douleurs des fissures, limitations articulaires). Gêne plaques visibles sur visage, mains, bras, jambes en climat chaud — stigmatisation sociale. Impact anxiété, dépression (2-3 fois plus fréquentes), troubles du sommeil, altération de l'image de soi, ainsi que impact isolement, baisse des performances — impact gêne, perte de libido.
Le psoriasis n'est pas contagieux. Cette information importante doit être largement diffusée pour réduire la stigmatisation.
02Formes cliniques du psoriasis#
Plusieurs formes cliniques :
Psoriasis en plaques (psoriasis vulgaire) : forme la plus fréquente (80-90 %). Plaques érythème rouge bien limité, squames blanchâtres-argentées épaisses adhérentes en surface (cellules épidermiques accumulées), souvent bien limité par rapport à la peau saine — généralement symétrique, ainsi que prurit modéré ou absent.
Coudes, genoux (faces d'extension), plaques épaisses, parfois confinées au cuir chevelu, descendant jusqu'aux oreilles ; bas du dos, sacrum, parfois ombilic. Les plaques peuvent s'étendre à toute la peau dans les formes étendues.
Psoriasis en gouttes (psoriasis guttata) : multiples petites lésions de 0,5-1 cm, disséminées sur le tronc et les membres. Souvent chez l'enfant ou jeune adulte après une angine streptococcique (à rechercher systématiquement). Évolution généralement plus favorable, parfois résolution complète.
Pustules stériles (sans germe) sur fond érythémateux. Plusieurs sous-types : pustules sur les paumes et plantes, douloureuses, invalidantes, pustules autour des ongles, forme rare mais grave, urgence dermatologique avec fièvre, altération de l'état général.
Forme généralisée et grave, parfois plus de 90 % de la surface cutanée est atteinte (érythème, squames, fissures), souvent altération de l'état général, déshydratation, infections, troubles thermorégulatoires, ainsi que Urgence dermatologique, hospitalisation souvent nécessaire.
Psoriasis inversé (des plis) : atteinte des plis (aines, sous-mammaires, axillaires, intergluteal). Plaques rouges, brillantes, peu squameuses, parfois confondues avec une mycose ou une intertrigo. Diagnostic plus difficile.
Psoriasis du cuir chevelu isolé : plaques ou squames diffuses du cuir chevelu, ainsi que souvent associé à des démangeaisons — différentiel avec la dermatite séborrhéique.
30-50 % des patients avec psoriasis cutané. Ponctuations en dé à coudre, onycholyse (décollement de l'ongle), hyperkératose sous-unguéale, taches saumonées. Souvent associé à un rhumatisme psoriasique.
Plus rare, plus difficile à traiter, souvent atteinte des paupières, sourcils, sillons nasogéniens, oreilles, ainsi que impact esthétique majeur. Zone anogénitale, vulve, scrotum, pénis, souvent très inconfortable, impact sur la sexualité, parfois souvent sous-diagnostiqué (gêne du patient). Présent chez 10-30 % des patients dès l'enfance. Formes en gouttes fréquentes, post-infection.
03Comorbidités et rhumatisme psoriasique#
Le psoriasis est aujourd'hui considéré comme une maladie systémique avec inflammation chronique impactant l'organisme global.
Atteinte articulaire associée chez 20-30 % des patients avec psoriasis cutané. Plusieurs formes : atteinte de quelques articulations, asymétrique, polyarthrite symétrique (proche de la PR mais sans facteurs rhumatoïdes), atteinte du rachis et des sacro-iliaques (proche de la spondylarthrite), ainsi que « doigt en saucisse » (gonflement de tout un doigt ou orteil) et tendons et ligaments.
Le rhumatisme psoriasique apparaît généralement après le psoriasis cutané (mais peut le précéder dans 15-20 % des cas), ainsi que diagnostic souvent retardé et une atteinte non traitée évolue vers des destructions articulaires irréversibles. Recherche systématique chez tout patient psoriasique : douleurs articulaires, raideur matinale, gonflements, dactylites.
Risque cardiovasculaire augmenté chez les patients psoriasiques modérés à sévères, indépendamment des facteurs classiques. L'inflammation chronique favorise l'athérosclérose. Surveillance et prise en charge des facteurs de risque (HTA, diabète, dyslipidémies, tabac) particulièrement importantes.
Obésité, dyslipidémie, intolérance glucidique, HTA — plus fréquent chez les patients psoriasiques. L'obésité aggrave le psoriasis et réduit l'efficacité de certains traitements. Risque augmenté. Stéatose hépatique non alcoolique (NASH/MASLD) : plus fréquente chez les psoriasiques. Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) : maladie de Crohn, rectocolite hémorragique — risque augmenté. Inflammation oculaire, parfois associée. Dépression, anxiété, idées suicidaires (risque significatif, à dépister systématiquement). Le soutien psychologique doit être proposé. Pas d'augmentation claire, sauf en cas de PUVAthérapie prolongée.
Cette vision systémique du psoriasis a transformé la prise en charge. Aujourd'hui, le traitement intensif précoce vise non seulement à blanchir la peau, mais aussi à réduire l'inflammation systémique et à prévenir les comorbidités.
04Facteurs déclenchants#
Plusieurs facteurs peuvent déclencher ou aggraver le psoriasis : Les facteurs en jeu sont facteur déclenchant majeur, fréquemment rapporté par les patients. Une poussée survient souvent dans les semaines suivant un stress important. Les facteurs en jeu sont déclencheur classique de psoriasis en gouttes. Infections virales, fongiques. Les facteurs en jeu sont phénomène de Koebner — des lésions de psoriasis peuvent apparaître sur les zones traumatisées (cicatrice, frottement, brûlure, piqûre).
Les facteurs en jeu sont bêtabloquants (Avlocardyl), lithium, antipaludéens (chloroquine, hydroxychloroquine — paradoxalement parfois utilisés en dermatologie) — AINS (parfois), interféron et rebond avec aggravation, parfois pustulisation.
Les facteurs en jeu sont aggrave le psoriasis et réduit l'efficacité des traitements. Effet hépatotoxique cumulé avec le méthotrexate. Les facteurs en jeu sont aggrave le psoriasis, particulièrement les formes pustuleuses palmoplantaires. Les facteurs en jeu sont aggravent le psoriasis et réduisent l'efficacité des traitements. La perte de poids améliore le psoriasis chez les patients en surpoids.
Les facteurs en jeu sont la saison hivernale (peau sèche, moins d'UV solaires) aggrave souvent le psoriasis. L'été et l'exposition solaire modérée améliorent chez beaucoup de patients (effet anti-inflammatoire des UV).
Les facteurs en jeu sont modifications pendant la grossesse (souvent amélioration), post-partum (parfois aggravation), ménopause. Frottements répétés, chaleur excessive, peuvent aggraver les zones intertrigineuses. L'identification et l'éviction des déclencheurs personnels aident à mieux contrôler la maladie.
05Diagnostic et évaluation#
Le diagnostic de psoriasis est essentiellement clinique, basé sur l'aspect des lésions et leur topographie.
L' Inspection des plaques typiques et examen du cuir chevelu, des ongles, des plis, des organes génitaux, parfois recherche de signes articulaires. Évaluation de l'étendue (PASI — Psoriasis Area and Severity Index, BSA — Body Surface Area).
Le PASI évalue l'érythème, l'épaisseur, la desquamation et la surface atteinte sur les 4 régions du corps et score de 0 à 72 : forme légère à modérée ; forme modérée à sévère. Le DLQI (Dermatology Life Quality Index) évalue l'impact sur la qualité de vie. Un score > 10 indique un retentissement significatif justifiant un traitement intensif. Pas de marqueur biologique spécifique du psoriasis. Le bilan biologique évalue les comorbidités (NFS, fonction rénale et hépatique, glycémie, bilan lipidique, bilan inflammatoire).
Le diagnostic repose sur rarement nécessaire, parfois en cas de doute diagnostique (psoriasis pustuleux, atypique, du visage). Confirmée par les anomalies histologiques caractéristiques (parakeratose, microabcès de Munro, allongement des crêtes épidermiques).
Le diagnostic repose sur examen articulaire, parfois échographie ou IRM en cas de doute, ainsi que score CASPAR pour le diagnostic de rhumatisme psoriasique ; orientation vers le rhumatologue en cas d'atteinte articulaire suspectée.
Bilan préthérapeutique avant traitement systémique ou biothérapie :
Bilan biologique complet et sérologies (hépatites B et C, VIH), ainsi que recherche de tuberculose latente (IDR ou test IGRA, radiographie thoracique), souvent bilan de comorbidités. Vaccinations à jour avant biothérapie.
Dermatite séborrhéique (cuir chevelu, visage, sillons nasogéniens — plaques rouges et squames jaunâtres) ; eczéma (limites floues, plus prurigineux), mycose, intertrigo (plis) — pityriasis rosé de Gibert (gouttes). Lupus cutané (visage). Lichen plan (papules violacées).
06Traitements topiques#
Les traitements topiques sont la base du traitement des psoriasis légers à modérés, et complémentaires aux traitements systémiques pour les formes plus sévères. Dermocorticoïdes (corticoïdes topiques) : Mécanisme : effet anti-inflammatoire local. Premier traitement topique par leur efficacité rapide.
Plusieurs Diprolène, Dermoval — utilisés sur plaques épaisses, courtes durées, ainsi que Bétneval, Diprosone — usage courant et Locapred, Tridésonit — plis, visage, Hydrocortisone — visage, peau fine, enfant.
Sont à utiliser temporairement (4-8 semaines) puis dégression. Effets secondaires si prolongé : atrophie cutanée, télangiectasies, vergetures, rebond à l'arrêt brutal. À éviter sur le visage et les plis sauf indications.
Plusieurs formes : crèmes (peau humide), pommades (peau sèche), lotions (cuir chevelu), gels.
Calcipotriol (Daivonex), calcitriol (Silkis), tacalcitol (Apsor), ainsi que mécanisme : régulation de la prolifération kératinocytaire, parfois Très efficace, sans effets secondaires des corticoïdes au long cours, souvent peuvent être utilisés en continu. Souvent associés aux dermocorticoïdes en début de traitement (Daivobet = calcipotriol + bétaméthasone — combinaison fixe très utilisée).
Tazarotène (rétinoïde topique, Zorac) : alternative, irritant.
Le traitement comprend tacrolimus (Protopic), pimecrolimus (Elidel). Principalement utilisés dans la dermatite atopique. Indication hors AMM dans le psoriasis du visage et des plis (mieux tolérés que les corticoïdes à ces niveaux).
Goudrons (cade, houille) : traitements anciens, encore utilisés (shampooings au goudron pour cuir chevelu, préparations magistrales). Odeur désagréable, salissants. Le traitement comprend kératolytique, utile sur plaques très épaisses ou cuir chevelu (préparations à base d'acide salicylique 5-10 %). Le traitement comprend hydratants quotidiens ; toujours associés aux traitements actifs, ainsi que limitent la sécheresse, le prurit, et préparent la peau. Shampooings au goudron, au kétoconazole, au climbazole. Lotions corticoïdes ou calcipotriol. Application d'huiles ou de masques avec acide salicylique en pré-shampooing pour décaper les squames.
Au Maroc, tous ces traitements sont disponibles en pharmacie, sur prescription. Coût accessible (50-300 MAD selon les produits).
07Photothérapie et traitements systémiques#
Pour les psoriasis modérés à sévères ou résistants aux topiques, plusieurs options. Utilisation thérapeutique des UV. Plusieurs modalités : Le traitement comprend la plus utilisée aujourd'hui, Efficace, bonne tolérance ; séances 2-3 fois par semaine, 20-40 séances par cure, souvent risque de cancer cutané faible aux doses thérapeutiques.
Le traitement comprend association psoralène (Méladinine — médicament photosensibilisant, pris oralement 2 heures avant la séance) + UVA. Plus efficace pour certaines formes mais plus risquée à long terme (risque cancer cutané, vieillissement). Aujourd'hui réservée à des indications spécifiques.
Laser excimer (308 nm) : pour des plaques limitées résistantes. Au Maroc, photothérapie disponible dans les services de dermatologie hospitaliers et plusieurs cabinets privés. Coût 50-150 MAD par séance, partiellement remboursée.
Méthotrexate (MTX) : antimétabolite immunosuppresseur — Le plus prescrit en première ligne systémique et prise hebdomadaire (orale ou sous-cutanée) à 7,5-25 mg/semaine, Supplémentation en acide folique systématique. Surveillance biologique régulière (NFS, transaminases, créatinine). Efficace, bien étudié, peu coûteux. Effets secondaires : nausées, transaminases, anémie, risques tératogène et hépatique au long cours. Disponible au Maroc, prix accessibles.
Acitrétine (Soriatane) : rétinoïde oral. Indications particulières : psoriasis pustuleux, érythrodermique, palmoplantaire, contraception efficace obligatoire chez la femme 3 ans après l'arrêt (longue demi-vie). Effets secondaires : sécheresse muqueuse, alopécie, troubles lipidiques, hépatiques.
Le traitement comprend immunosuppresseur, indiqué dans les poussées sévères ou en attente de relais, ainsi que efficacité rapide, néphrotoxicité, HTA limitent l'usage prolongé — cures courtes < 1-2 ans.
Apremilast (Otezla) : inhibiteur de la phosphodiestérase 4, voie orale, deux comprimés/jour — efficacité modérée, bonne tolérance et effets secondaires : diarrhée, nausées, céphalées, perte de poids, dépression. Disponible au Maroc, prix élevé (1500-3000 MAD/mois).
Soriatane, méthotrexate, ciclosporine sont remboursables au Maroc en ALD pour les formes sévères.
08Biothérapies et nouvelles molécules#
Les biothérapies sont la révolution thérapeutique des 25 dernières années. Anticorps monoclonaux ciblant spécifiquement les cytokines pro-inflammatoires impliquées dans le psoriasis. Efficacité majeure (souvent PASI 90 voire PASI 100 — peau quasi-normale).
Anti-TNF alpha (1ère génération, depuis ~2003) :
adalimumab (Humira), etanercept (Enbrel) — infliximab (Remicade), parfois certolizumab (Cimzia) — utilisable pendant la grossesse. Injection sous-cutanée 1-2 fois par mois (ou perfusion mensuelle pour infliximab). PASI 75 chez 60-70 % des patients. Ustekinumab (Stelara) — efficace, injection trimestrielle après les premières doses. Anti-IL-17 (très efficaces) :
secukinumab (Cosentyx), souvent ixekizumab (Taltz), parfois brodalumab (Kyntheum). PASI 90 chez 70-80 % des patients. Effet rapide (4-6 semaines). Anti-IL-23 (encore plus ciblés) :
guselkumab (Tremfya), souvent risankizumab (Skyrizi) — tildrakizumab (Ilumetri).
PASI 90 chez 75-85 % des patients — excellente tolérance et injections trimestrielles après initiation.
Au Maroc, biothérapies disponibles depuis plusieurs années, accessibilité progressive. Coûts élevés (3 000-12 000 MAD/mois selon les molécules), prise en charge en ALD dans les indications validées (psoriasis modéré à sévère après échec de 2 traitements systémiques classiques).
Éliminer infection (tuberculose latente, hépatites virales, VIH), vaccinations à jour (pneumocoque, grippe, hépatite B, COVID, pas de vaccins vivants atténués sous biothérapie). Risque infectieux (généralement modéré), réactions au site d'injection. Surveillance régulière. Nouvelles molécules orales (small molecules) : Apremilast (déjà cité).
Deucravacitinib (Sotyktu) : inhibiteur de TYK2, oral quotidien, alternative ciblée aux biothérapies, efficacité comparable aux anti-IL-17 dans certaines études et très récent, en cours de déploiement.
JAK inhibiteurs (tofacitinib, upadacitinib) : utilisés dans le rhumatisme psoriasique, place émergente dans le psoriasis cutané.
Consultation dermatologique tous les 3-6 mois et évaluation PASI, BSA, DLQI, surveillance biologique (NFS, fonction rénale, hépatique, marqueurs inflammatoires), parfois screening régulier (cancers cutanés, infections, comorbidités). Évaluation rhumatologique si atteinte articulaire.
Le dermatologue est l'interlocuteur principal, parfois compter 400-700 MAD la consultation au Maroc — plusieurs dermatologues hospitaliers et privés spécialisés dans les biothérapies. L'inscription en ALD pour le psoriasis modéré à sévère permet la prise en charge des consultations, examens et médicaments.
Sahha.ma référence des dermatologues vérifiés dans toutes les grandes villes marocaines, avec téléconsultation possible — particulièrement adaptée pour le suivi régulier des psoriasis stables, l'évaluation des poussées, le renouvellement des traitements.
Mesures associées importantes :
Arrêt du tabac, parfois modération de l'alcool, souvent perte de poids si surpoids et gestion du stress (psychologue, méditation, sport). Soutien psychologique (anxiété, dépression fréquentes), vaccinations à jour et hygiène cutanée douce, émollients quotidiens ; éducation thérapeutique.
Les associations de patients (France Psoriasis, GIPSO, etc.) offrent information et soutien. Au Maroc, plusieurs initiatives associatives en développement.
Le psoriasis est une maladie chronique, qui ne se guérit pas mais peut être maîtrisée efficacement avec les traitements modernes. Plus de 90 % des patients peuvent aujourd'hui obtenir une peau quasi-normale avec les biothérapies. La prise en charge ne se limite pas à la peau : elle est globale, intégrant les comorbidités, le retentissement psychologique, les facteurs déclenchants. Briser la stigmatisation du psoriasis (maladie non contagieuse, non liée à l'hygiène) est un combat social essentiel.
Foire aux questions
Questions fréquentes
1Le psoriasis est-il contagieux ?+
2Le psoriasis se guérit-il définitivement ?+
3Le soleil est-il bon ou mauvais pour le psoriasis ?+
Vérifiable
Sources médicales
Révision médicale
Dr. Hanae Idrissi
Dermatologue
Cet article a été vérifié médicalement le 29 avril 2026 selon les standards Sahha (E-E-A-T santé, sources OMS / HAS / Inserm / Ministère de la Santé du Maroc).
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